vendredi 4 mars 2016

THE CAPTIVE - Tome 2 : Renégate

Erica Stevens
Les éditions Babelcub Inc. (2016)
Sortie originale 2012
180 pages

Synopsis :
Bien qu'elle ait quitté le palais, qu'elle soit libérée de sa position d'esclave de sang, Aria est hantée par ses souvenirs du temps passé dans la forteresse, tourmentée par le souvenir de Braith, le prince qui l'a trahie et lui a brisé le cœur. Chaque jour est une nouvelle épreuve à traverser, et ses seuls moments de répit sont ceux passés avec Max, son meilleur ami, et compagnon de captivité. Bien que Max ne comprenne pas la force de son lien avec Braith, il en sait un peu de ce qu'elle a eu à endurer, et aide un peu à apaiser son âme tourmentée. Aria commence doucement à recoller les morceaux de son esprit brisé en s'abandonnant aux bois qui lui ont tant manqués, et à l'amour sécurisant et rassurant que Max lui offre sans retenue. Son monde se trouve à nouveau entraîné dans une spirale infernale quand un groupe de vampires en maraude détruit les grottes où elle a temporairement trouvé refuge. A nouveau dans la forêt, cherchant à se cacher tout en essayant de retrouver sa famille, Aria est surprise quand Braith, le monstre qui a fait voler son cœur en mille morceaux, réapparait. Prise de court par son arrivée soudaine dans son monde, Arianna ne sait pas s'il est là pour la capturer à nouveau, ou la tuer pour avoir osé s'enfuir.


Alerte ! Alerte ! Alerte ! Ce livre comporte LA scène la plus passionnée que tout lecteur et lectrice de romance attend et espère avec grande impatience quand il entame un livre de ce genre !!!! Rien que pour cette scène qui dépasse toutes mes espérances, je ne peux que qualifier de coup de coeur ce 2ème tome de The Captive, Renégate !



Suis-je excessive ? Naaaan ! Il faut dire qu’après ma déconvenue avec le tome 2 de Red Queen que je viens de terminer, j’avais un peu peur de lire un livre assez similaire (dans les idées générales – avec les deux personnages principaux qui sont censés être dans deux camps opposés), parallèle que j’avais d’ailleurs évoqué lors de ma chronique du 1er tome de The Captive en 2015. (Et je précise encore une fois que la saga d’Erica Stevens est antérieure à celle de Victoria Aveyard !). Du coup, même si l’ambiance générale du livre est assez « young adult » (à savoir, pas de scènes olé olé), il y a un élément extrêmement important qui emporte tout sur son passage et que j’attends toujours dans mes lectures (et que je n’ai malheureusement pas souvent) : La passion !!!!!



Il faut d’abord resituer l’histoire : A la fin du tome 1, Aria, notre jeune héroïne de 17 ans, une humaine dont le père est le chef des rebelles, avait fuit le palais du prince des vampires, Braith suite à un énorme quiproquo….Car après être finalement tombée amoureuse du prince (sans blague !!) et lui avoir accordé sa confiance, elle apprenait que celui-ci était déjà fiancé à une autre….Aie aie aie !…..Du coup, Aria se barre avec le propre frère de Braith, Jack, un vampire qui a rejoint la rébellion des humains…..Quand Braith découvre que la jeune humaine (dont lui aussi était tombé amoureux) est partie (avec son traître de frangin, en plus !) il n’était pas content du tout, du tout, du tout !

Le tome 2, Rénégate, reprend donc l’histoire deux mois après cet événement. Aria a rejoint sa famille dans la forêt, elle réapprend à vivre « cachée », accompagnée de son meilleur ami, Max, qui avait été capturé en même temps qu’elle, et contrairement à elle, lui, il en avait sacrément bavé en tant qu’esclave de sang auprès d’une vampire bien perverse…..Du coup, le père et le frère jumeau d’Aria ne veulent pas croire que la jeune fille a été bien traitée au palais et pensent que le vampire dont elle était l’esclave (Braith), lui a retourné le cerveau (le fameux syndrome de Stockholm !). Et même si au bout de ces deux longs mois de chagrin d’amour, Aria continue toujours à ressentir quelque chose de fort pour Braith, elle essaye aussi de se convaincre qu’elle ne doit plus l’aimer car il est fourbe et surtout, que c’est un beau salaud qui ne lui avait pas dit qu’il devait se marier à une autre… (en même temps, vu qu’il est le prince aîné, 1er héritier du trône, il fallait se douter qu’il allait devoir se marier un jour ou l’autre avec une vampire de son rang, même si c’est un mariage de raison et sans amour….). De son côté, Braith a aussi la rage de s’être « fait avoir » par une petite humaine car il a découvert en même temps que sa fuite qu’elle était la fille du chef des rebelles humains….

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-Le couple Aria x Braith : Mon Dieu ! Même si leur romance n’est pas détaillée dans les moments chauds de leur relation (l’auteure laisse entendre que ces petits coquins font des cochoncetés mais elle ne les décrit pas), je suis néanmoins comblée dans mon cœur de midinette romantique ! Comme je l’ai écrit en préambule de ma chronique, la scène où ils se retrouvent enfin face à face (qui arrive très vite au début du livre : ce qui est un très bon point pour l’auteure ! Elle ne nous fait pas languir inutilement, histoire de gagner quelques pages d’insipides blablas !) vaut son pesant d’or ! Dans la mesure où l’on a suivit les impressions de nos deux héros (qui sont, il faut le dire, chargées de rancœur et d’animosité à cause de malencontreux quiproquos), du coup, quand ils se retrouvent face à face, en tant qu’ennemis et que Braith veut faire payer Aria, Ouah ouah ouah ! Je mets cette scène en spoiler caché ci-dessous, mais franchement, vous pouvez la lire même si vous ne voulez pas de spoilers car finalement, dans Renégate, ce n’est pas forcément la romance entre nos deux héros qui est déterminante mais plutôt ce qu’il va advenir de leurs sorts respectifs (il ne faut pas oublier que Braith est le prince héritier des vampires et que Aria est la fille du chef des rebelles humains, ennemis des vampires….).

« Lentement, le plus lentement possible, elle se tourna pour faire face à la créature qui la suivait, l’observait. Elle le vit presque immédiatement. Braith se tenait entre les arbres, ses cheveux noirs, accentués par le soleil levant, contrastaient avec la verdure autour de lui. La lumière se réfléchissait sur les verres sombres qui cachaient ses yeux frappants, mais malgré ça, elle pouvait sentir le poids de son regard qui la parcourait. Son cœur vint s’écraser contre ses côtes, fit un raté, et se mit à battre à un rythme si effréné qu’elle en eut le souffle coupé et ne put plus bouger. Il était tout aussi magnifique, sombre et puissant que dans ses souvenirs, mais de le voir là, dans son monde à elle, la fit réaliser à quel point il était sauvage et indomptable. A quel point il pouvait être dangereux et mortel ».

« Il l’avait poussée à bout, l’avait mise hors d’elle. (…). Le tir lui aurait été fatal s’il s’était encore trouvé sur son chemin, il en était bien conscient. Elle s’était montrée sans pitié, il allait en faire tout autant. Il s’élança vers elle. Il s’attendait à ce qu’elle parte en courant, à ce qu’elle essaie de s’enfuir. Ce qui aurait été inutile, mais c’était l’instinct humain après tout. (…). Il se jeta sur elle, projetant son bras autour de sa taille pour la saisir. Elle s’écria de surprise quand ils tombèrent à terre. Bien qu’il n’en ait rien à faire d’elle, il s’écarta d’elle, essayant de ne pas l’écraser alors qu’ils se mirent à rouler sur le sol. (…). Il fut surpris par le court instant de culpabilité qui vint le tirailler. Il voulait qu’elle paie pour sa trahison, mais il n’était pas dans son attention de l’effrayer à ce point. (….). Ses yeux étaient sauvages alors qu’elle le rouait de coups, ses cheveux retombaient en désordre sur son visage rougit. Elle suffoquait sous lui, sa peur palpable alors qu’elle essayait encore de se débattre, de se libérer. Il lui attrapa les cheveux, sa main enroulée dans l’épais et humide désordre. Elle poussa contre son torse, poussa de toutes ses forces, laissant échapper un gémissement. Il ne savait pas à quoi il pensait, il ne savait pas ce qu’il faisait, mais au lieu de plonger ses crocs dans son cou et de la vider de son sang, comme il se l’était imaginé les deux mois passés, ses lèvres se plaquèrent contre sa bouche, et restèrent là. Les mains d’Aria s’arrêtèrent sur son torse, elle se pétrifia sous lui. Il se pressa plus fermement contre elle, demandant une quelconque réaction, ayant besoin d’un retour de sa part, quel qu’il soit. (…). Avec elle dans ses bras, il oublia tout, toute sa trahison, toute sa haine et sa souffrance ».

2#-La haine ressentie par Braith au début du récit : Bah oui, vu qu’on se doute bien que cette haine n’est que passagère, car sans réel fondement (Aria n’a pas quitté le palais pour les raisons qu’il pense), et bien c’est assez jouissif de lire ce qu’il ressent envers la jeune fille, toute cette haine qui le transforme en monstre sanguinaire (car oui, pendant ces deux mois sans Aria, Braith ne va pas être très marrant pour son entourage et surtout pour les humains esclaves autour de lui….). Autant de haine ne peut faire résulter que deux choses : soit la destruction de l’objet de sa fureur (Aria), soit une passion dévorante lors des retrouvailles….Bon, évidemment, on apprend très vite le choix pour lequel il a opté mais je précise aussi, pour resituer la personnalité de Braith, qu’il était aveugle depuis presque 100 ans et que c’était uniquement au contact d’Aria qu’il pouvait voir de nouveau….Donc, même si on pouvait se demander s’il allait encore aimer Aria après l’avoir traquée dans les bois, on pouvait aussi légitimement imaginer qu’il ne l’aurait de toute façon pas tuée afin de pouvoir garder la vue – car évidemment, durant ces deux mois sans elle, il était redevenu aveugle….

« -Il y avait un autre homme avec elle.
Braith laissa échapper un rictus.
-Ah bon, dit-il d’un air hautain.
Combien d’hommes cette petite salope avait-elle dans sa vie ? Spécula-t-il furieusement. Tout d’abord, il y avait eu cet esclave de sang, Max, puis son frère, et maintenant un autre homme mystérieux. Ses poings se serrèrent, il luttait contre la soif de sang qui déferlait en lui. Il avait désespérément envie de planter ses crocs dans quelque chose pour oublier la colère qui rageait en lui ».

3#-Les personnages secondaires hauts en couleur ! En effet, si le 1er tome était surtout basé sur « l’apprivoisement » entre Aria et Braith, dans Renégate, l’auteure nous offre tout un panel de nouveaux personnages bien savoureux (évoqués ou entraperçus dans le 1er tome). Des explications, des retournements de situation, des drames à venir sont mis en lumière. Que ce soit chez les vampires ou chez les humains, il y a vraiment des personnages très marquants et j’espère vraiment qu’il ne va rien leur arriver dans les tomes à venir (bah oui, on s’attache vite aux personnages charismatiques !)….



Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
1#-Les scènes décrites un peu comme dans une série, avec des coupures : Je m’explique : Dans beaucoup de séries ou de films, lors de scènes intenses, nous avons souvent droit à une coupure, et ensuite au passage à une autre scène sans transition (exemple : un couple qui s’embrasse passionnément et la scène d’après, on les retrouve qui se réveillent côte à côte dans un lit, un grand sourire aux lèvres…mouais….). J’ai toujours trouvé cela très frustrant et c’est dommage qu’avec la qualité scénaristique de The captive, l’auteure n’ait pas employé un autre système narratif en faisant traîner les scènes, en décrivant les réactions des personnages après certains moments clé. Cela m’a frustrée un peu, je l’avoue !

2#-Quelques fautes d’orthographe ou de conjugaison : C’est vraiment pour faire ma « tête de con », mais il y a quelques fautes qui m’ont dérangée durant ma lecture. Pourtant, je sais que c’est injuste et que je devrais plutôt être reconnaissante aux éditions Babelcube inc. d’avoir commencé à publier cette merveilleuse saga en VF ! Que les grandes maisons d’édition en prennent de la graine ! Cela dit, si des fautes peuvent être excusables pour les livres auto-édités, c’est dommage qu’une maison d’édition (si petite et nouvelle dans le marché soit-elle) laisse passer certaines fautes qui sautent aux yeux, pourtant ! Mais bon, je le répète, j’écris ce point négatif pour faire ma tête de con, car finalement, ce ne sont pas quelques fautes qui vont me faire dégoûter de ma lecture ! Cette saga est trop belle et trop passionnante, moi, je vous le dis !

Pour conclure, j’ai vraiment a-do-ré ma lecture de ce 2ème tome de The captive. La passion que je recherche dans ce genre de livre a été au rendez-vous et m’a plus que comblée ! Je pense que ce tome fera partie de mes plus beaux coups de cœur pour l’année 2016 (non non, je ne m’emballe pas trop vite, je le pense vraiment !). En plus de la passion entre nos deux personnages principaux, il y a aussi l’intrigue qui est vraiment addictive car il se passe énormément d’événements dans ce tome-ci qui laissent présager une suite à couper le souffle (j’espère que je ne serai pas déçue car j’ai beaucoup d’attentes pour cette saga !). La rencontre de nouveaux personnages, les explications de certains événements (par exemple pourquoi et dans quel but la guerre entre humains et vampires a débuté cent ans auparavant, transformant les humains en esclaves). Pour toutes ces raisons, je ne peux que vous conseiller de lire The Captive ! Moi, j’en suis fan, en tout cas ! Vivement la suite !


Ma note : 18,50/20

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