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dimanche 1 octobre 2023

MES LECTURES DU MOIS - SEPTEMBRE 2023

  


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LES PROMISES DE L'ALLIANCE - T03 : Accordée au Capitaine Thrusten
Emmy Jones
Auto-Edition (2023)
310 pages

Synopsis :
Je suis une Princesse déchue, mon sort ne m’appartient plus. Quand mon père a perdu la guerre contre l’Alliance, ils l’ont tué. Désormais, Terre-Nord est aux mains d’usurpateurs et mes sœurs et moi avons été accordées en mariage aux cinq Princes responsables de notre malheur. Si l’idée d’être faite prisonnière ne me réjouit pas, celle d’être retenue par les Thrustens a de quoi me faire frémir. Lorsque le Prince m’ordonne de rejoindre les rangs du Temple de leur foi pour devenir prêtresse, je ne peux qu’accepter pour sauver ma vie. Mais c’était sans compter le Capitaine chargé de protéger le Temple des pilleurs. Car s’il est aussi vaillant et courageux qu’il y paraît, il n’en est pas moins taciturne et agressif. Pourtant, quelque chose dans ses yeux et dans sa voix envoûtante me laisse deviner qu’il y a plus derrière cette apparence sauvage. Alors qu’on dit des Thrustens qu’ils ne connaissent ni affection ni compassion, je suis tentée de croire que le Capitaine a un cœur…

🌸Dans une planète qui ressemble à la Rome antique, daria devient prophétesse: pour le culte de plusieurs dieux.

🌸Les habitants de cette planète ont la peau violette et sont très musclés. Les femelles sont fines et élancées.

🌸Ils ne montrent pas leurs sentiments.

🌸Daria est studieuse et apprend très vite.

🌸Le prince de cette planète est "plutôt" tyrannique même si Daria arrivera à la fin à l’amadouer avec ses stratégies de guerre.

🌸Xandos est le Capitaine chargé de la protection des prophétesses dans le temple.

🌸Daria et lui ressentent rapidement une attraction l'un pour l'autre sans se l'avouer...

🌸Xandos est un "non-lié" : Sur cette planète seuls ceux qui ont une âme liée peuvent s’unir et avoir des enfants....

Lecture vraiment passionnante qui nous emporte dans un autre univers, à la fois étrange (avec l'apparence un peu différente des Thrustens) mais aussi familière avec les points communs de leur mode de vie comme à l'époque de notre Antiquité (avec une technologie spatiale en plus !).

🌸Je regrette juste que nous n’ayons pas eu plus de détails à propos des rebelles et comment le système va changer, même si on comprend que le prince écoute les conseils de notre héroïne humaine.


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ESSENCIELLE
Isabelle Fourié
Black Ink Editions (2023)
483 pages
 
Synopsis :
Voici plusieurs centaines d’années que l’accident de la route 99 a changé la face du monde. Recouvert de glace, il est hostile. Dirigé par des clans, il est violent. Partagé entre ceux qui ont des pouvoirs et ceux qui n’en ont pas, il est intolérant. Les mutants sont désormais les maîtres de cette planète austère. Kingston Wolf est l’un d’entre eux. Chef extrêmement puissant, il ne connaît pas la pitié, ne s’abaisse jamais à montrer le moindre signe de tendresse. Régentée par le devoir, sa vie n’est dédiée qu’à son clan. Quant aux humains, ils sont dorénavant utilisés comme cobayes ou emmenés dans l’arène jusqu’à ce que mort s’ensuive. Sans pouvoir particulier, leur ADN n’a rien de remarquable. Mayra Crane est l’exception. Elle est ce que l’on nomme une Essencielle. Le reliquat d’une civilisation en voie de disparition. Solution aux problèmes de santé que rencontrent les nouvelles générations de mutants, elle est inestimable. Pourtant, lorsque le destin la met en présence de Kingston, les forces s’inversent. Si leur rencontre était hypothétique, leur désir est inéluctable. Si leurs doutes, leurs différences et la guerre qui gronde les opposent, leur attirance les rassemble. Et quand la morale les sépare, la passion les réunit. Mais par amour, oseront-ils braver les obstacles qui se dressent devant eux ?

🌸Dystopie avec beaucoup d'action et d'aventure. Différents clans de mutants dotés de pouvoirs, avec se partagent la Terre....Il reste encore quelques humains sans pouvoir....Comme notre héroïne, Mayra.

🌸Nos deux héros se rencontrent puis sont séparés durant une longue période - bon, c'est "seulement" 3 semaines, mais ces 3 semaines vont être très éprouvantes, voire abominables pour Mayra qui se retrouve prisonnière d'un clan particulièrement cruel qui font des expériences scientifiques sur les prisonniers, quand ils n'organisent pas des combats à mort, des jeux de l'arène très cruels....

🌸Kingston Wolf est un mâle alpha, chef de son clan....Il tient le pouvoir avec sa mère et son frère. Au début, il est intrigué par Mayra et finalement le courage et la détermination de la jeune femme vont fortement l'attirer, tout comme le fait qu'elle est la seule sur laquelle il ne peut pas exercer son pouvoir de télépathie et lire dans son esprit....

🌸La 2ème partie du récit, quand Mayra arrive enfin à s'enfuir de la prison et rejoint le clan de Kingston est aussi très intéressante car son adaptation auprès des "loups" va être compliquée surtout avec la mère de Kingston qui n'est pas sympa du tout avec elle....Heureusement que le jeune frère de notre héros est plus aimable avec elle !

🌸 "Essencielle" est un livre qui mériterait d'être adapté en film ou en série ! 



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LES PROMISES DE L'ALLIANCE - T04 : Choisie par le prince Zil
Emmy Jones
Auto-Edition (2023)
340 pages
 
Synopsis :
Je suis une princesse étrangère sur une planète extraterrestre, qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver de pire ? C’est officiel, j’ai touché le fond. Mon père est mort et a perdu son trône, mes sœurs ont été envoyées aux quatre coins de la Voie lactée et l’un des Princes responsables de tous mes malheurs a décidé que m’épouser serait une bonne décision politique. À noter que ce goujat a déjà sept autres femmes qu'il ignore royalement ! Je ne suis pas sûre que les choses puissent empirer. Pourtant, quand on m’annonce que je vais devoir devenir la compagne principale de cet extraterrestre à la peau verte, je réalise que je ne suis pas au bout de mes peines. Car si le Prince Zil se révèle moins terrible que ce que j’avais redouté et bien trop sympathique pour que je le déteste comme je le devrais, le rôle de Princesse à ses côtés est réputé pour être dangereux, et par dangereux, j’entends fatal.

🌸 Aylor, le prince Zil, est fasciné par les humains, notamment les femmes. Il est donc ravi d'avoir une épouse originaire de la Terre, même si c'est un mariage forcé !

🌸 En parlant de mariage forcé, Aylor est certes, le Prince de cette planète, mais il est obligé de rendre des comptes avec ses Sénateurs, et rien ne se fait sans votes et délibérations de ceux-ci...Il lui a même été imposé sept autres épouses, toutes venant d'autres planètes.....Cela dit, aucun mariage n'a été consommé...Pour le moment.... 

🌸 La plupart des autres épouses du Prince voient d'un mauvais oeil l'arrivée de Athelinna car celle-ci est nommée épouse principale....

🌸 Même si le récit est toujours aussi prenant, c'est, pour le moment, l'histoire d'amour que j'ai le moins apprécié...Sans doute parce que nous n'avons pas ici un "enemies to lovers" dans la mesure où Aylor ne ressent pas d'aversion ou de haine envers Athelinna, de part sa nature d'humaine, contrairement aux héros masculins des précédents tomes....Et à priori, dans le prochain - et dernier tome, nous retournerons à un "enemies to lovers" car la planète où atterit la plus jeune des cinq princesses est celle où les extraterrestres sont les plus hostiles envers les humains et en plus ils sont d'une nature très violente....Wait and see ! 



jeudi 16 janvier 2020

Les larmes de Saël [Chronique express]


A.D. Martel 
Auto-édition Amazon (2019)
276 pages 

Synopsis : 
Des cris, une explosion, le dôme d’énergie qui vacille… Ceylan, la cité la plus sure au monde, est attaquée. Au cœur du chaos, Arcana découvre le vrai visage des ennemis de son peuple. L’un d’eux, un Saëlien aux iris rouges, est capturé. Déterminée à échapper aux fiançailles orchestrées par son père, la jeune femme décide d’épouser l’ennemi. Un choix qui va bouleverser sa vie et le destin des deux peuples. Pour survivre à Saël, Arcana devra ouvrir son cœur et son esprit.





[CHRONIQUE EXPRESS]

"Les larmes de Saël" de l'auteure française A.D. Martel est une très belle épopée dans un monde dystopique qui se déroule plusieurs centaines d'années dans le futur où les continents actuels ont disparu et où, d'un côté, des gens vivent dans une société hyper technologique, issue des forces hydrauliques de l'eau qui coule à profusion, et de l'autre côté de Ceylan, cette cité hyper protégée, il existe des peuples qui crèvent de soif et de faim...

Arcana, notre héroïne, fait partie des nantis. Elle est fille unique et chouchoutée comme une princesse par une mère aimante et un père haut placé qui a énormément d'ambition. Des peuples qui vivent au-delà des frontières, elle ne connait que ce qu'on lui a appris à l'école....A savoir que ce sont des sauvages, des ennemis de Ceylan qui menacent leur richesse et leur technologie....

Par un drôle de concours de circonstances, Arcana va un jour prendre partie pour Ashkan, un jeune homme qui fait parti de ces peuples "barbares" et qui était venu tenter un acte terroriste avec d'autres jeunes saëliens comme lui....

Notre héroïne va devoir quitter Ceylan pour vivre auprès de celui qu'elle a choisi d'épouser (pour lui sauver la vie...Et aussi pour éviter le mariage arrangé par son père...). 

Et c'est à partir de ce moment-là que tout ce que connaissait Arcana, toutes ses certitudes vont voler en éclats. La jeune femme va découvrir la vie très rude du peuple de Saël, qui fonctionne sur le système du matriarcat...C'est qui est l'exact opposé du fonctionnement sociétal de Ceylan.

Dire que j'ai été happée par ce livre est un euphémisme....j'ai vraiment adoré suivre les aventures d'Arcana, qui est une fille très volontaire et sûre d'elle (à Ceylan, elle était parfois agaçante avec son côté "pimbêche") mais une fois parmi les Saëliens, et la famille d'Ashkan, son sale caractère va se révéler être une force parmi toutes les épreuves qu'elle va subir et l'accueil pour le moins "froid" du clan de son époux, vu qu'elle est considérée comme une étrangère, voire pire, comme une ennemie.

Les personnages secondaires sont très importants dans cette histoire. Notamment Donya, la grand-mère d'Ashkan, ainsi que Mina et Zachary, la soeur et le frère de notre beau Saëlien.....Pour ce qui est de la romance entre nos deux héros, ça va mettre du temps à arriver, l'auteure fait monter la pression car, tout comme Arcana, nous ne comprenons pas trop le comportement froid et distant d'Ashkan qui semble vraiment "détester" la jeune femme.



Notre héroïne va devoir apprendre à vivre avec les lois et coutumes de ce peuple qui ont une existence totalement opposée à Ceylan.....

Evidemment, dans ce monde imaginaire, qui m'a un peu fait penser à "Une braise sous la cendre" de Sabaa Tahir, de par son ambiance, il est difficile de ne pas faire de parallèle avec notre monde réel, même si parfois, les codes sociétaux étaient totalement opposés (comme par exemple, avec les femmes qui vivent libres à demi-nues à Saël, et les hommes qui doivent se couvrir de la tête aux pieds et qui sont parqués dans une sorte de harem - pour la plupart - et qui ne sont considérés que comme des reproducteurs pour ce peuple de guerrières amazones....)....

On comprend bien les messages que veut nous faire passer l'auteure, notamment par rapport aux problèmes géopolitiques qui opposent toujours les pays riches avec les pays pauvres. Et surtout, ce problème de l'eau, ou plus exactement de la rareté de l'eau, qui pourrait devenir une réalité et un problème majeur dans notre futur....

Son analyse de l'accouchement est également très "féministe" puisque, en effet, dans nos sociétés modernes (et en parallèle, à Ceylan, dans le livre), les femmes doivent accoucher allongées sur une table, alors que la nature voudrait plutôt que la femme s'accroupisse et marche au maximum pour faire avancer "le travail"....(J'en sais quelque chose car j'ai deux enfants, dont la 2ème, j'ai accouché un 14 juillet alors l'anesthésiste n'était pas dispo pour une péridurale...). A saël, ce sont les femmes qui accouchent les autres femmes. Donya, la grand-mère d'Ashkan est une experte et va de clans en clans pour accoucher les femmes. Et Arcana lui sera d'une grande aide et sera prête à prendre le relève un jour quand Donya ne sera plus là. Ce savoir ancestral se partage de génération en génération de femmes. Il n'y a que dans nos sociétés modernisée où ce sont les hommes - qui n'ont aucune idée de l'enfantement - qui gèrent cela....Mais comment être le plus empathique possible quand on n'a jamais eu d'enfant....C'est très inapproprié de la part de ces hommes de dire aux femmes "ça va aller, vous allez supporter cette douleur", quand eux-mêmes ne la connaîtront jamais....Bref...

Bref, cette histoire est brillante par sa construction narrative, la profondeur des personnages (notamment Arcana, qui évolue tellement tout au cours du récit....Il ne faut pas oublier qu'elle n'a que 17 ans au début du livre !), mais aussi par les aventures vraiment très prenantes que vivent nos héros....Les quiproquos, les trahisons, les réconciliations, les moments de joie, mais aussi de tristesse s'enchaînent pour notre plus grand plaisir de lecteurs !

Et pour les âmes romantiques (comme moi), ne vous inquiétez pas, l'auteure nous sert une belle romance qui est, certes, très lente à éclore, mais comme on dit, plus c'est long, plus c'est bon !

Vous l'aurez compris, "Les larmes de Saël" est un coup de coeur pour moi et je vous conseille vraiment sa lecture !!!




mardi 26 juillet 2016

SUPPLICE

L.S Ange
Les Editions L'ivre book (2016)
293 pages

Synopsis :
Luna mène une vie parfaite dans la zone 1, entourée de sa famille, jusqu’au jour où tout vole en éclat. Une détonation, un souffle d’une extrême violence, et sa maison se retrouve éventrée... dévorée par les flammes. Luna survit à ce drame, mais pas sans séquelles. Après plusieurs semaines passées à l’hôpital, elle doit apprivoiser son nouveau reflet dans le miroir. Elle n’est plus qu’une poupée de chiffon rafistolée, rapiécée, couverte d’affreuses cicatrices... Elle a tout perdu, ses parents, son petit frère, son apparence, ses amis, jusqu’à être reléguée en zone 2, auprès de sa grand-mère. A Antario il n’y a pas de place pour la différence... ou la « défectuosité », comme l’autorité la désigne. La perfection, la beauté et la distinction règnent en maîtres depuis la fin de la guerre. Pour Luna, considérée comme un monstre, le pire reste à venir...

Supplice, ce livre porte bien son nom, non pas par rapport à la "pénibilité" de sa lecture (bien au contraire, j'ai été scotchée à cette histoire dès les premières lignes), mais par rapport aux drames successifs que va subir notre héroïne, Luna.

L'auteure L.S Ange a réussi à créer un monde dystopique assez angoissant, surtout si vous ne faites pas - ou plus - partie de l'élite de la population comme notre héroïne, Luna.

lundi 29 février 2016

RED QUEEN - Tome 2 : Glass sword

Victoria Aveyard
Les Editions Le Masque - 2016
472 pages

Synopsis :
Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l'argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l'électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre. Alors qu'elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l'a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n'est pas seule. D'autres Rouges, comme elle, cachent l'étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l'aube, plus rapide qu'un éclair d argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours. Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

« Si je suis une épée, je suis une épée faite de verre, et je sens que je commence à me briser ».

Cela fait pratiquement un an que j’attendais avec impatience la sortie du tome 2 de Red Queen. J’espérais beaucoup de Glass Sword surtout par rapport à la relation particulière entre Mare, la Rouge avec des pouvoirs et Cal, le prince Argent déchu et trahi par son propre frère maintenant devenu roi et qui cherche à les tuer tous les deux.

jeudi 10 décembre 2015

THE BOOK OF IVY - Tome 2 : The revolution of Ivy

Amy Engel
Les éditions Lumen - 2015
322 pages

Synopsis :
Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ? J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime. Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin. Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ? Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

« Les larmes dévalent mes joues et leur sel me pique les lèvres. Je cède et m’autorise à pleurer. Pour tout ce que j’ai perdu, par peur de ce qui m’attend. Je pleure la fille que j’ai été, l’épouse que je n’ai jamais voulu être, la tueuse que j’ai refusé de devenir, la traîtresse que j’ai prétendu être. Je ne suis aucune d’entre elles à présent. Je relève la tête et m’essuie les yeux. Fille. Epouse. Tueuse. Traîtresse. Ce sont toutes d’anciennes versions de moi. A partir de maintenant, je deviens une survivante. Je respire un grand coup et je lâche la barrière ».

Après la fin palpitante et angoissante concernant le sort d’Ivy dans le 1er tome, c’est avec délice que je me suis replongée dans la suite de ses aventures et de sa survie de l’autre côté de la barrière de Westfall. The revolution of Ivy m’a beaucoup plu ! Les pages se sont enchaînées très rapidement tellement la lecture était addictive. Par contre, ce n’est pas un coup de cœur pour moi car il m’a manqué certains éléments (qui m’ont parfois un peu frustrée). Néanmoins, cela reste vraiment une excellent dystopie young adult !

vendredi 29 mai 2015

THE BOOK OF IVY - Tome 1

Amy Engel
Les éditions Lumen (2015)
Sortie originale 2014
342 pages

Synopsis :
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? 

"Toute ma vie, j'ai souhaité pouvoir revenir en arrière et effacer cette satanée morsure de chien. Rester maîtresse de moi-même et ne pas me faire mordre, ne pas hériter d'une trace indélébile de mon impulsivité. Ces cicatrices argentées sont un rappel constant de la déception que je peux susciter. Et pourtant, Bishop leur donne une toute autre signification. Une médaille d'honneur. Un témoignage de ma force. Une source de fascination. Il ne condamne ni mon tempérament de fonceuse ni mon incapacité à masquer mes émotions. Mes pires traits de personnalité deviennent les meilleurs".

Je dois dire que j’ai des sentiments partagés pour The book of Ivy…..Même s’il est vrai que l’histoire m’a énormément plu et que j'ai adoré l'univers post-apocalyptique créé par l'auteure américaine Amy Engel, néanmoins, ce n’était pas assez bon pour moi pour que ce soit un coup de coeur.....En réalité, mon enthousiasme est un peu retombé vers la fin du livre....Je n'ai pas trop compris le comportement de l'héroïne, Ivy....Et puis, il y a aussi quelques éléments qui me laissent perplexe par leur manque de logique. Lorsque l'on crée une dystopie, évidemment, il faut être bien carré avec les faits que l'on expose et je trouve que cette histoire a quelques failles (dans la mesure où je me pose des questions et que je me dis : pourquoi ils ne font pas ci ou ça, pour moi, il y a un problème de crédibilité)....

Ce que j'ai aimé dans ce livre :
1#-L'univers post-apocalyptique inventé par l'auteure : Pas mal du tout d'avoir créé ce monde où, suite à une guerre nucléaire, la civilisation s'est presque éteinte et les survivants, enfin - ceux de cette région - ont recréé une nouvelle société....Qui fonctionne, mais qui a aussi ses failles et même si le chef s'appelle "Président", ce n'est pas vrai car nous sommes plus proches d'une monarchie absolue (ou osons le terme "dictature", tiens !) où le pouvoir se transmet de père en fils.....Et pour casser ce système, il faut un coup d'état, ce dont est bien décidé à faire le père de Ivy en utilisant sa fille comme "agent infiltré" afin de supprimer le fils du président, Bishop, avec lequel elle s'est récemment mariée....Car la petite histoire nous apprend que c'est le grand-père de Ivy qui a fondé cette ville mais que c'est son concurrent, le grand-père de Bishop qui a terminé "Président".....Le vaincu a gardé le qualificatif de "Fondateur" ainsi que ses descendants et Ivy a donc grandit en étant totalement consciente de faire partie du "camp des perdants"....Au niveau du style de vie, même si les voitures ou les frigos ne fonctionnent plus dans ce futur assez proche, les gens bénéficient tout de même de quelques conforts "modernes" tel que l'électricité, à utiliser avec parcimonie, tout de même ! En ce qui concerne les humains, la principale conséquence des irradiations nucléaires de la guerre qui a provoqué la fin de notre monde, c'est qu'il y a eu beaucoup de naissances avec des bébés malformés.....Le fait d'être parent très jeune (avec les mariages imposés entre les deux clans aux jeunes de seize ans), permet de minimiser les risques de malformation et optimiser un maximum la fertilité.....En effet, dans ce monde, les femmes, les jeunes filles, sont plus utilisées comme poulinières que comme des personnes à part entière et pour celles qui n'ont jamais réussi à avoir d'enfants ou qui n'ont jamais trouvé de mari, la société ne les condamne pas vraiment mais fait peser sur elles un véritable sentiment de honte (et cela dépend évidemment des caractères pour pouvoir supporter cela)....

"Avant la guerre, Westfall a eu droit à une vie antérieure : C'était une petite bourgade du sud du Missouri, une région qu'on appelait à l'époque Ozarks. Cette ville était la capitale du comté, et possède toujours une petite place bordée d'une mairie, au sud, et d'un palais de justice, au nord. C'est en partie pour cette raison que mon grand-père a choisi de s'y installer. Lui qui vivait à Chicago au début de la guerre a survécu à la première vague de bombardements nucléaires et de pilonnage à impulsion électromagnétique. Il s'est dirigé ensuite vers l'intérieur des terres. Sur son chemin, il a croisé d'autres survivants et en 2025, trois ans après la fin du conflit, il a fondé Westfall, avec une population initiale à peine inférieure à celle d'aujourd'hui : à peu près huit mille habitants. Cette partie du pays a été durement touchée par la famine, ainsi que par des épidémies successives, mais seules quelques bombes y ont été larguées, ce qui a laissé assez d'infrastructures pour permettre aux survivants de ne pas être contraints de tout recommencer à zéro".

"Nous n'avons  plus d'automobiles. Les bombes à impulsion électromagnétique les ont toutes rendues hors d'usage, et puis nous n'avons plus aucune réserve d'essence. Cinquante ans après la tragédie, l'asphalte est de toute façon trop craquelé, envahi de mauvaises herbes qui le percent ça et là, pour que des voitures puissent nous rendre le moindre service. Désormais, tout le monde circule à pied, à vélo ou parfois à cheval, même si les chevaux sont trop peu nombreux pour que ce mode de transport se développe ainsi".

2#-Bishop : Sans blague !  Comment ne pas aimer Bishop ! Ce jeune homme est vraiment attachant ! Il est beau mais il est aussi bon, intelligent et surtout, il aime Ivy et est extrêmement prévenant avec elle et ne va pas la forcer à faire des choses contre son gré, bien au contraire ! Evidemment, c'est ça le drame dans cette histoire car s'il avait été un être détestable, la mission de Ivy aurait été plus facile à accomplir, s'il avait été un homme comme leur voisin Dylan qui bat sa jeune épouse, Meredith, par exemple, mais Bishop est réellement quelqu'un de bien et surtout, il laisse Ivy penser par elle-même, prendre ses propres décisions, ce qui, mine de rien, ne lui était jamais arrivé car elle a toujours vécu sous le joug déguisé en affection de son père et de sa sœur….

"Tu es heureuse, Ivy ? me demande-t-il. Je reste interdite. De toute ma vie, je pense qu'on ne m'a jamais posé cette question. Je prends le temps de peser ma réponse pour lui donner l'importance qu'elle mérite. Je sais ce que devrais dire. Et je sais ce que je ne devrais pas ressentir. La vérité se trouve quelque part entre les deux. -J'y travaille encore, dis-je enfin. Mais je m'en approche. Bishop sourit, d'un sourire lent et spontané, qui me réchauffe le coeur. Qui m'embrase tout entière. Je le lui renvoie et je baisse la tête pour cacher mes joues en feu".


3#-La prise de conscience de Ivy : La jeune fille a été élevée par son père et a toujours entendu dire que la famille Lattimer était mauvaise et responsable de la mort de sa mère....On peut alors imaginer le désarroi de cette adolescente de 16 ans quand elle est obligée de se marier avec le fils de l'assassin présumé de sa mère même si, secrètement, elle est boostée par la mission spéciale à laquelle son père et sa soeur l'ont préparée depuis maintenant deux ans (quand Callie n'est pas devenue l'épouse de Bishop comme la logique de leurs âges respectifs l'aurait voulu)....Evidemment, très rapidement, Ivy va réaliser que Bishop est loin de ressembler au portrait que lui a brossé sa famille et, en creusant un peu plus, elle va se rendre compte que le père de Bishop n'est pas non plus un monstre cruel, même si certains aspects dans les lois qu'il impose sont parfois totalement arbitraires et qu'il arrive à régner sur ses sujets à cause du sentiment de peur qu'il leur inspire …

4#-La relation entre Ivy et Bishop qui évolue peu à peu et l’amour qui s’épanouie sous nos yeux : Waouh ! C'est vraiment ce que j'ai aimé le plus dans ce livre et qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout ! La scène de leur premier baiser est extra ! Que d'émotion ! Rien que pour ce passage, The book of Ivy est un livre à lire absolument ! On apprend que Bishop avait déjà rencontré Ivy lorsqu'ils étaient plus jeunes, et que la gamine qu’elle était à ce moment là avait tapé dans l'oeil de notre héros.....Ce n'était pas vraiment un coup de foudre, mais quelque chose de spécial s'est produit en lui....Assez pour qu’il pousse le destin et force son père à modifier l’épouse qui lui était destiné, c'est-à-dire Callie, au profit de la jolie Ivy. Quant à la jeune fille, elle va vite réaliser qu'elle partage beaucoup de choses avec son mari, notamment le fait d'avoir grandit en solitaire, à l'écart des autres, sans véritable ami. Il y a quelque chose de vraiment touchant dans leur relation, la manière dont Bishop a réussi à apprivoiser - oui, à apprivoiser, c'est le terme - la jolie Ivy.....C'est une belle histoire d'amour !

5#-Qu'est-ce qu'il y a derrière les barrières de la ville ? Argh ! Ca c'est intrigant et cela me donne très envie de lire la suite des aventures de Ivy ! Je me demande si nous n'allons pas nous retrouver dans une configuration telle que le film "Le village" de Night Shyamalan, avec ces gens qui vivent enfermés et qui ont peur des "monstres" qui peuplent l'extérieur (hors, en réalité, on apprend que c'est juste le monde moderne de l'autre côté).....Je me demande si cela ne va pas faire pareil pour Ivy et j'espère vraiment que nous allons la voir explorer les alentours et faire de bonnes découvertes ! (par contre, pourvu qu'elle ne recroise pas Mark le violeur !)...

"Qui sait ce qu'il y a au-dehors ? On pourrait trouver d'autres êtres humains. Des sociétés entières comme la nôtre. Et même si on n'en trouvait pas, je pourrais entendre les vagues sur la plage. (il me sourit d'un air triste). Rien que pour ça, la ballade vaudrait sans doute la peine. Je dévisage ce garçon enfermé dans les terres qui rêve de mer. Avant la guerre, ç'aurait été un rêve facilement accessible. Mais à présent, notre connaissance du monde est limité à cette petite parcelle, où la sécurité peut être comptabilisée en kilomètres carrés. Rêver de l'océan, c'est une forme de courage que la plus part des gens n'approcheront jamais. C'est comme vouloir attraper les étoiles. Je lui donne un léger coup d'épaule.
-Mon grand-père avait vu l'océan, avant la guerre. Le Pacifique. Il a raconté à mon père que c'était froid, bruyant et magnifique. L'eau était si salée qu'on en avait les yeux qui brûlent. (je regarde l'album). Tu crois qu'on l'a bousillé ? -Sans doute, soupire Bishop. On a bousillé toute le reste. Mais j'aimerais quand même m'en assurer".

"Je n'ai jamais beaucoup pensé à franchir la barrière. Mon monde a toujours été confiné aux limites établies par mon père. Mais les paroles de Bishop me poussent à imaginer ce que ce serait de partir, tout simplement, de plonger dans l'inconnu. Libérée des contraintes. Libérée des jugements. Un monde nouveau qui s'ouvrirait à moi et dans lequel je pourrais être qui je veux".

Ce que je n'ai pas aimé dans ce livre :
1#-Les incohérences « scientifiques » : En effet, je me suis posée quelques questions sur l’univers post-apocalyptique que nous décrit l’auteure. Excusez-moi, mais prenons le cas de la rivière….Si j’ai bien compris, elle existe à l’extérieur de la ville, derrière la barrière (Puisque Bishop en avait indiqué la direction aux « exilés »), mais elle existe aussi à l’intérieur vu que Bishop et Ivy se baignent à un moment dans  l’eau…..Je suppose que c’est ces deux cours d’eau  ont un rapport  entre eux alors pourquoi les exilés n’essayent pas de revenir par la rivière ? OK, s’ils se font pincer, ils seront exécutés mais des mecs  vicieux et retords comme Mark le violeur de la petite fille, vous ne pensez pas qu’il pourrait revenir de cette  manière ?  Depuis le temps que cette ville barricadée existe, personne n’a jamais tenté de revenir de cette manière ? Ils sont combien dans le monde extérieur ?.....Et vous savez quoi, je ne serai pas surprise que Ivy l’utilise également dans le second tome….On verra bien ! Ensuite, il y a le problème des mariages entre  les filles et les garçons des deux clans….Si cela a commencé, disons, à l’époque du grand-père de Bishop, cela fait presque deux générations et pourquoi il y a toujours ces deux clans bien distincts ?  Avec les enfants et petits enfants, cela n’aurait pas dû se diluer ou alors c’est l’endroit où est  élevé l’enfant qui prédomine, peu importe les affinités de l’un des deux parents pour  le clan dans lequel il a grandit ?.....J’avoue, il y a quelque chose qui me dérange dans cette histoire, surtout que s’il n’y a qu'environ dix mille habitants, les gens finissent par tous être plus ou moins liés par le sang non ? 

2#-La justice exercée dans cette ville :....Enfin, si on peut appeler cela "justice"....Mettre au même niveau des violeurs ou des assassins avec des fauteurs de trouble ou tout simplement des jeunes filles qui refusent de se marier, c'est franchement injuste ! Et c'est incroyable que personne ne se soit révolté ! Vous savez quoi, le fait qu'il existe un mystère et une peur profonde de ce qu'il y a à l'extérieur de la ville permet aux dirigeants de garder le contrôle sur les habitants de la ville.....Les systèmes totalitaires fonctionnent généralement sur la peur et l'ignorance de leur peuple (Exemple : La Corée du Nord...).Et le monde dans lequel évolue Ivy en est l'exemple parfait...Il ne serait pas plus simple d'exécuter simplement les meurtriers et les violeurs...De toute manière, ce n'est pas vraiment logique comme loi, vu que si jamais ils essayent de revenir dans la ville et se font attraper, là, ils seront exécutés....Alors pourquoi pas le faire dès le début ? Et dans ce cas là, bannir les gens qui ont commis des actes moins graves mais dont le comportement va à l'encontre de la politique de cette ville ?.....Ce qui arrive à la jeune fille derrière la barrière est la parfaite illustration de la grosse faille de cette loi car on se doute bien que c'est Mark le violeur qui s'en est pris à elle....

"La barrière. Selon mon père, la barrière a au départ été érigée pour nous protéger des prédateurs, à la fois humains et animaux. Elle n'avait pas pour but de nous enfermer. Encore maintenant, nous sommes livres de partir. Toutefois, presque personne ne le fait. Parce que personne ne sait ce qui se trouve au-delà des terres que nous pouvons voir. Quelles horreurs pourraient nous attendre à l'horizon ? La plupart des habitants de Westfall se satisfont de notre ville, où, au moins, il y a de quoi manger sur la table et un toit au-desus de notre tête. Le souvenir de la guerre et les récits de nos grands-parents, relatant la famine, le syndrome d'irradiation aiguë, les voisins qui s'entretuaient, en proie à une panique aveugle....Tout ça a rendu les gens réticents à l'idée d'explorer les environs. Les seuls à franchir la barrière, ce sont ceux qui y sont forcés, expulsés en punition de leurs crimes, réels ou perçus comme tels".

3#-La famille de Ivy : Que ce soit sa soeur aux attitudes qui frisent la psychopathie à son père plutôt mégalomane, on peut dire que notre héroïne a été bien servie !....
Attention zone spoilers (passez le mulot en surbrillance sur le texte !)
Sans oublier sa mère qui n'a pas hésité à se suicider par pendaison en abandonnant ainsi ses deux petites filles en bas-âge.....La famille de dingues ! Je veux bien croire que pour la mère, c'était difficile de vivre et de renoncer à l'amour de sa vie (le père de Bishop, en l'occurrence), mais de là à se suicider et laisser une petite fille de deux ans et un bébé de quelques mois derrière elle, moi, je n'arrive pas à comprendre.... 

4#-Callie : Je reviens sur la frangine de Ivy car sincèrement une personnalité comme ça, cela mérite qu'on s'attarde un peu sur son cas ! Dès le début, on sent qu'il y a quelque chose de mauvais chez cette fille froide et calculatrice. Pour moi, c'est clairement une psychopathe dans le sens médical du terme.....Que ce soit pour l'épisode du chien, dans l'enfance des deux gamines ou bien sa manière de manipuler en culpabilisant Ivy, il y a quelque chose de vraiment pas sain chez cette fille ! En même temps, la qualité des histoires se fait aussi par rapport aux "méchants" et même si Callie est la soeur de Ivy, on ne peut que la détester et ce qui me dérange le plus, c'est que Ivy lui ait pardonné plus d'une fois ses mauvaises actions, sa méchanceté....jusqu'au tribunal....Mais évidemment, à ce moment là, c'est trop tard ! Pas de chance !

5#-Le comportement suicidaire de Ivy : Alors je vais vous dire, moi, les héros qui se sacrifient pour les autres en s'accusant d'un crime qu'ils n'ont pas commis, ça me gonfle énormément !!!! Il n'y a rien d'héroïque là-dedans, c'est plutôt complètement stupide ! Elle croyait quoi la petite Ivy ? Qu'en se faisant passer pour une meurtrière et en étant expulsée derrière la barrière, elle allait sauver Bishop des plans machiavéliques de sa famille ? BIEN SUR QUE NON ! Tout ce qu'elle a réussi à faire, c'est lui apporter de la souffrance car évidemment, il l'aime, lui, et il a le coeur brisé de la voir condamnée !....Même si on peut très fortement penser qu'il doute franchement de la culpabilité de la jeune fille, elle le fait néanmoins souffrir en s'autoproclamant comme celle qui a voulu le tuer !.....Et vu la manière dont réagit Callie au tribunal, à mon avis, Bishop n'est pas du tout hors de danger ! OK, Ivy a 16 ans et a grandit en vase clos avec uniquement son père et sa soeur qui se sont évertués à lui faire un lavage de cerveau bien en règle, mais à partir du moment où elle a commencé à douter d’eux (le passage du code secret est très révélateur), elle aurait dû réagir autrement que de se faire accuser afin d'être condamnée et expulsée. N'a-t-elle pas encore une fois laissé les autres décider pour elle ? N'aurait-il pas été plus judicieux qu'elle décide elle-même de faire le mur, quitter la ville (sans ou plus sûrement avec Bishop) dès qu'elle a commencé à douter de sa famille plutôt que de se faire passer pour la criminelle qu'elle n'est pas ?….Elle s'est sacrifiée pour rien vu que sa famille lui a carrément tourné le dos (surprenant ?...Pas vraiment !) et le passage où elle se retrouve derrière les barrières et s’apitoie sur son sort…What the fuck ! Elle a tout fait pour arriver à ce résultat là alors pourquoi elle chiale, maintenant ? En tout cas, j’espère que le 2ème tome va nous la changer un peu et que le monde extérieur va l’endurcir et la rendre un peu plus « warrior »….Et peut-être aura-t-elle de belles surprises dans ce "monde extérieur" ?.....Je parie que oui !

Pour conclure, malgré une fin qui tourne un peu au mélodramatique et un auto-apitoiement de l'héroïne qui m'a fait levé les yeux au ciel, j'ai vraiment adoré ma lecture, notamment avec la découverte de l'amour entre Bishop et Ivy alors que la jeune fille était censée considérer son mari comme un ennemi à abattre pour le bien de sa cause (ou plutôt de la cause de son père). Il existe quelques zones d'ombres qui mériteraient vraiment des explications dans l'univers post-apocalyptique décrit par l'auteure, néanmoins, on se prend très vite au jeu et ce livre est un véritable page-turner ! Je ne suis pas passée loin du coup de coeur....Cela dit, rien n'est perdu et j'ai hâte de lire la suite car sincèrement cette histoire est vraiment captivante ! Et Bishop...Humm ! A croquer !


"Je relève la tête et m'essuie les yeux. Fille. Epouse. Tueuse. Traîtresse. Ce sont toutes d'anciennes versions de moi. A partir de maintenant, je deviens une survivante".


Et en bonus, le booktrailer en VO :



Ma note : 17,50/20

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samedi 28 mars 2015

RED QUEEN - Tome 1



Victoria Aveyard
Editions Le Masque (2015)
Sortie originale 2015
444 pages

Synopsis :
Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon. Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple.



"Il n'y a jamais eu de bonne période pour être Rouge, mais là, c'est pire que tout".

Très belle découverte, l'histoire est extrêmement prenante, palpitante, bien menée et les personnages sont charismatiques et attachants = Du coup, c'est un très gros coup de coeur pour moi ! 

Dans cette histoire créée par Victoria Aveyard, le monde est divisé entre deux "espèces" d'humains : Ceux qui ont le sang rouge, des humains ordinaires et ceux qui ont le sang argenté (gris, ça fait moins "glamour") et qui ont des pouvoirs très spéciaux, ce qui les rend particulièrement puissants.....Evidemment c'est dans la nature humaine de soumettre les plus faibles aux plus forts et du coup, les "Rouges" sont obligés de vivre sous le joug des "Argents". Cela a toujours été et cela sera toujours comme ça....

Les Rouges sont résignés à leur pauvre et triste sort et craignent les Argents qui les considèrent - au mieux comme leurs serviteurs, au pire comme de vulgaires insectes à écraser sans aucune pitié.....Malgré des aspects de vie moderne avec le courant électrique et autres technologies de notre temps, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle du contexte politique du livre avec notre propre Moyen-Age avec le servage du peuple qui doit travailler pour le confort des nobles et des riches et qui doit partir à la guerre (à la boucherie, plutôt), la fleur au fusil pour des conflits qui ne concernent que les intérêts de différents royaumes d'Argents......Somme toute, c'est finalement une histoire vieille comme le monde.....