vendredi 21 septembre 2018

COOPER TRAINING - Tome 1 : Julian



Maloria Cassis 
Auto-Edition 2018
324 pages 

Synopsis :
Entre haine et amour, il n'y a qu'un pas... Sauront-ils le franchir ? Amy est une forte tête qui refuse de se laisser marcher sur les pieds. Face au comportement plus que douteux de l'un de ses collègues, ses convictions lui ont valu de perdre son dernier travail. Mais après des mois au chômage, Amy a besoin d'un job à tout prix. Lorsqu'elle entend parler d'un poste de secrétaire dans une salle de sport, elle saute sur l'occasion. Julian, le propriétaire aussi sexy qu'exécrable, refuse de l'embaucher car elle " ne correspond pas au profil ". C'est mal connaître Amy... Elle ne lui laissera pas d'autre choix que de l'embaucher, il lui fera vivre un enfer pour qu'elle démissionne. Dans une ambiance électrique, Amy et Julian commencent à se lancer des défis. Mais ils pourraient vite se retrouver pris à leur propre jeu. L'un et l'autre parviendront-ils à mettre leur fierté de côté et à écouter ce que leurs cœurs murmurent ? 




Mon avis général

Quel plaisir de pouvoir lire une romance contemporaine comme celle-ci !

Cooper training est mon deuxième livre de l'auteure française Maloria Cassis. J'avais beaucoup aimé le précédent livre de cette auteure à savoir « Gun cake », avec une héroïne au caractère affirmé dans l’univers de la mafia italienne et évidemment, je n’ai pas hésité très longtemps quand j’ai vu qu’elle avait écrit cet autre livre !

Cette fois-ci l'auteure nous entraîne aux États-Unis, et plus particulièrement en Californie, où le culte du corps et du culturisme sont à leur apogée.

Ce détail est important dans la mesure où Julian, le « mâle » de notre histoire, est le patron d'une salle de sport. Est-il nécessaire de préciser qu’il est à l’image de ses clients, à savoir très musclé…..Il est d’ailleurs tellement musclé qu’il participe à des compétitions de bodybuilding !

Le "problème", c'est que l'héroïne, Amy, ne partage pas du tout son goût du culte du corps dans la mesure où elle est plutôt gourmande et ne fait pas de sa ligne une obsession. Cela dit, elle est loin d’être obèse puisqu'elle fait une taille 42, ce qui correspond à la moyenne plutôt "banale" de corpulence d'une femme (qui a des fesses et des seins...). 


Au début de l'histoire Amy partage son appartement avec sa petite sœur qui est au chômage elle aussi (mais depuis plus longtemps…) et qui est mère d'un petit garçon. C'est d'ailleurs sa sœur qui va lui parler de du poste à pourvoir à la salle de sport….Amy n’avait eu que l’adresse sans savoir pour qu’elle allait postuler dans une salle de sport, du coup, pour la première impression qu’elle va donner à Julian, cela va être un peu raté avec son tailleur stricte, pas du tout raccord avec la population d’une salle de sport….Mais voilà, notre héroïne a besoin de ce job et ce n’est pas le mauvais caractère de Julian qui va l’impressionner, non mais !

J’ai trouvé cette histoire terriblement addictive. Une fois plongée dans le récit, on a envie de connaître le fin mot de cette romance ! Surtout que celle-ci est dosée comme il faut de quiproquos et de dramas….Bref, c’est une lecture rafraîchissante que je vous recommande totalement ! J’ai hâte de lire le prochain tome qui sera consacré à l’un de des autres frères de Julian…..

Ce que j'ai aimé dans ce livre :

1-Les joutes verbales entre nos deux personnages principaux. En effet Julian a un caractère très fort (un caractère de cochon, disons-le clairement !) et comme Amy a du répondant et ne se laisse pas marcher sur les pieds, cela fait souvent des étincelles entre eux deux…..Il faut savoir qu’Amy a tout de suite tapé dans l’œil de Julian mais comme un sale gosse, il préfère être odieux avec elle plutôt que d’admettre qu’elle lui plait (surtout qu’elle ne répond pas vraiment aux critères physiques des filles qui fréquentent la salle de sport et qui tournent autour de Julian….). Au début on a l'impression qu'il est tout le temps derrière le dos de notre héroïne à attendre qu'elle fasse des fautes pour qu'il puisse le lui faire remarquer….Et évidemment, Amy ne se laisse pas faire et répond du tac-au-tac car s’il y a bien un domaine dans lequel elle se sent sûr d’elle, c’est son intelligence et ses aptitudes au travail !

2-Les personnages secondaires, hauts en couleur, autant du côté d’Amy (sa sœur, notamment) que du côté de Julian, avec ses frères (un, en particulier) et ses employés et amis (je pense plus particulièrement à la truculente Vanessa). Tout ce petit monde va être d’une aide précieuse pour que l’histoire d’amour entre Julian et Amy puisse avoir lieu…..

3-Le moment mélodramatique du roman (évidemment, il faut toujours un moment comme ça dans une romance !) : il est bien amené et bien ficelé. Même si ce passage était un peu prévisible, j'ai quand même beaucoup aimé la manière avec laquelle l'auteure a mis en place son histoire. SPOILERS En effet avec Julian qui a toujours été très jaloux et pas sûr de lui malgré son physique avantageux (il a déjà été trahi - et blessé - par une femme) on peut comprendre qu'il ait cru se sentir trahi une nouvelle fois par Amy quand il l’a vue en train « d'embrasser un homme dans la rue »….Bien évidemment, les apparences étaient trompeuses puisque à ce moment-là, Amy se faisait agresser et menacer par son ancien supérieur, un avocat dans le cabinet où elle travaillait au début du roman…. Le passage où Amy est en pleine dépression et toute seule chez elle, qu'elle pleure et se laisse aller physiquement est vraiment très bon car plutôt réaliste. Le happy end n’arrive pas immédiatement après que la vérité éclate…Nos deux héros portent chacun une blessure et il va leur falloir du temps pour se « retrouver »…..J’ai vraiment beaucoup aimé leur romance à ce niveau-là car ce n’était pas du « tout cuit » !

4-Ce livre est écrit uniquement du point de vue de l'héroïne et pas du héros comme dans Gun Cake. Je trouve que c'est une bonne idée notamment par rapport au caractère de Julian car cela permet de garder un mystère et d'être un peu dans le flou - comme Amy - face aux agissements de notre « musclor » et donc de ne pas comprendre son comportement parfois un peu excessif ou jaloux, notamment au début du livre, quand il n’est QUE le patron d’Amy…..En plus au début du livre quand ils se rencontrent il lui fait une réflexion sur son physique soi-disant elle ressemble à l'héroïne dans la série « Drop dead diva »….Et puis finalement on comprend vite que Julian est fortement attiré par Amy et par ses formes pulpeuses…..

5-Le manque de confiance de Julian. En effet ce mec est très séduisant et correspond au fantasme de bon nombre de femmes, donc, on pourrait croire qu'il est bien dans sa peau…Or ce n'est pas le cas ! SPOILERS Lui qui faisait des  reproches au début a Amy sur son physique, il semble souffrir d'un complexe d'infériorité par le fait qu'il n'ait pas été longtemps à l'école….Pourtant il est quand même patron d'une  salle de sport et donc il gère quand même bien ses affaires mais il sait aussi que les gens le jugent par son apparence car oui, au fait en plus de ses gros muscles il a des tatouages les cheveux longs….Cela fait beaucoup pour les stéréotypes….Forcément à côté de lui Amy est un peu trop classique avec ses tailleurs…. ça fait un peu tâche dans le décor de la salle de sport ! Mais c’est cela qui est super drôle en fait car ces deux personnages semblent un peu à l'opposé l'un de l'autre et finalement ils vont finir par s’aimer…. 

Ce que je n'ai pas aimé dans ce livre :
Des fautes Franco françaises : En effet  j'ai noté que  vers le début du livre l'auteure parle d’euros à la place de dollars alors que l'histoire est censée se passer aux Etats-Unis. C'est une petite faute d'inattention mais qui aurait dû être corrigée au moment de la relecture. J'espère pour l'auteure que lorsqu’il y aura une réédition du livre cette erreur sera modifiée. Deuxième erreur franco-française, c'est là un détail qui a un peu plus difficile à gommer dans le récit à savoir les moments où Amy fait la bise aux  autres personnages. Jusqu'à preuve du contraire aux États-Unis les gens ne se font pas la bise. C'est dans ces moments-là que l’on se rend compte que c'est une histoire écrite par une française. Idem pour les passages où ils sont en train de se nourrir sur l'heure du midi il me semble qu’elle parle de sandwich jambon beurre. Aux USA on mange des hamburgers ou d’autres snack « qui constipent » et on ne mange certainement pas de croissants le matin non plus….Troisième erreur franco-française : A un moment, Julian parle de la signification de son tatouage et explique à Amy qu’enfant, il était fan de mangas….Arrêtez si je me trompe, mais il me semble que les mangas ne sont « en vogue » aux USA que depuis quelques années seulement…..Du coup, cela me semble bizarre que Julian ait pu en lire (ou voir des animés) durant son enfance, il y a donc 20 ans…..Les héros auraient été français, pas de problème, vu que les mangas font partie de notre "culture" depuis les années 80 (j'en sais quelque chose puisque j'ai grandi avec Récré A2 et le Club Dorothée, je suis née en 1978) mais je ne suis pas persuadée que les américains aujourd'hui âgés de 30 ans aient grandi avec Dragon Ball etc.


Citations à retenir :

« -J’aimerais me présenter pour le poste que vous proposez à l’accueil. C’est à son tour de me passer au rayon X. Il m’observe de la tête aux pieds et se met à rire. Puis il se passe la main dans les cheveux, retire son élastique et refait son petit chignon correctement. C’est assez déconcertant car j’ai bien conscience qu’il se moque de moi tout en le faisant.
— Ne le prenez pas pour vous, hein, mais je ne pense pas que vous soyez faite pour ce job. Quel culot il a, celui-là !
— Vous n’avez même pas regardé mon CV, souligné-je, un peu sèche.
— Non, et ce n’est pas nécessaire. Je vous ai vue vous, et ça me suffit.
— Pardon ? Quel est le problème ? Je commence à monter en pression. Si ça continue, Monsieur Muscles va se prendre en pleine figure toute la colère que j’ai emmagasinée depuis que je suis au chômage. Heureusement, le téléphone du standard se met à sonner.
— Je ne cherche pas une nénette en costard, balance-t-il sans prendre la peine de répondre.
— C’est une blague ? m’esclaffé-je en serrant les dents.
— Merci d’être passée, ajoute-t-il en s’éloignant. Je ne vous raccompagne pas, j’ai du boulot qui m’attend. Vous connaissez la sortie ? Pincez-moi, je rêve. Cet imbécile me plante à l’accueil comme une moins que rien et part servir les clients à son bar de vitamines. Il est aussi gonflé que ses bras, celui-là. Il est hors de question que je me laisse faire. Alors qu’il a le dos tourné, je passe discrètement derrière la console d’entrée et décroche le téléphone.
— Cooper Training, que puis-je faire pour vous ? énoncé-je d’une voix professionnelle ».

« -Ben voilà, Julian ! Tu l’as, ta nouvelle hôtesse d’accueil ! se réjouit Calvin. 
— Génial ! Tu fais chier, quand même ! Est-ce que je viens me mêler des affaires de ta salle, moi ? Grâce à toi, on vient d’embaucher Jane Bingum ! Je n’ai pas la référence de la personne qu’il cite mais, au vu du ton qu’il emploie, je me doute bien que ce n’est pas très flatteur. Si je pouvais disparaître là tout de suite, je le ferais. Je ne suis plus sûre d’avoir la force de caractère suffisante pour croiser ce sale type tous les jours. 
— Tu mates des séries télévisées pour gonzesses ou je rêve ? se moque ouvertement Calvin en fronçant les sourcils ».

« -Ça va, je ne vous gêne pas trop avec ma voiture ? enguirlandé-je le chauffeur alors qu’il sort de sa bagnole en Dieu tout-puissant.
— Si, justement ! me réprimande Julian Cooper d’une voix grave. Votre pot de yaourt est garé sur une place handicapé ! Son allure de mauvais garçon reflète parfaitement son caractère de chien. Si on ajoute à cela sa carrure tout en muscles et sa collection de tatouages, on ne doit vraiment pas souvent lui chercher des embrouilles ».

« — Tu permets ? l’interrompt Julian d’un air dur. L’homme qui me fait face n’a pas l’air de comprendre. Il me jette un coup d’œil pour s’assurer que je suis d’accord, mais je hausse les épaules afin de le laisser décider. Soit tu te comportes en homme et tu gardes ce que tu convoites, soit tu laisses passer ta chance. Pour sa défense, je lui accorde que l’armoire à glace qu’est Julian est assez impressionnante. Après un très court laps de temps, mon cavalier s’incline et m’abandonne à mon sort.
— Qu’est-ce que tu fais ? disputé-je Julian, ne comprenant pas son intervention. Il pose une main dans le bas de mon dos pour me coller à lui d’un geste possessif et l’autre sur ma taille. Je passe les miennes autour de son cou et tressaille lorsqu’il plante ses yeux dans les miens. Sa carrure est incroyablement mise en valeur dans cette chemise à carreaux rouges et noirs. Son front contre le mien, il ne cesse de me regarder tandis que je me laisse guider par son rythme envoûtant. Je vois danser dans ses prunelles le même désir qu’il doit remarquer chez moi ». 


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