mardi 25 avril 2017

Avec toi, malgré moi



Penelope Ward & Vi Keeland
Les Editions Hugo Roman (2017)
Sortie originale 2016
400 pages

Synopsis :
Un homme et une femme que tout oppose. Une rencontre imprévue. Le début de la relation de Soraya et Graham est un peu chaotique : il ne lui a pas fait très bonne impression. Elle le trouve désagréable et arrogant, un homme d'affaires typique, tout ce qu'elle n'aime pas. Et quand elle va lui rapporter son téléphone qu'il a perdu dans le train, après avoir soigneusement exploré ses données personnelles, elle va constater qu'elle ne s'est pas trompée. Ou peut-être que si. Peut-être que Graham est plus que ce qu'elle a découvert ce matin-là. Ou alors peut-être que leurs différences les rapprochent. Mais ni l'un ni l'autre ne veut que leur relation commencée de si étrange façon s'arrête.

Facile et sans surprise, voici les termes que j’utiliserais pour qualifier Avec toi, malgré moi cette romance contemporaine nouvellement publiée par les Editions Hugo Roman. Certes, l’histoire est prenante et je n’ai pas vu passer les 400 pages mais je dois aussi admettre que ce livre n’a rien rien de particulièrement original, je dirais même que dès la deuxième partie du livre, nous n’échappons pas à certains stéréotypes dignes d’un téléfilm de l’après-midi sur M6 ou TF1 (certes, avec les passages sensuels et les gros mots en plus, je vous l’accorde…).

Quand je pense qu’il a fallu qu’elles soient deux auteures, les américaines Penelope Ward et Vi Keeland, pour nous pondre cette romance, j’avoue que cela me laisse perplexe ! Remarquez, nous aurions tout aussi bien pu être à trois pour l’écrire car franchement, tout ce qui se passe dans la deuxième partie de ce livre, je le devinais au fur et à mesure des événements qui s’enchaînent !


Evidemment, il n’y a pas que du mauvais dans ce bouquin, sinon, je ne l’aurai pas lu aussi vite et je l’aurai plutôt abandonné en cours de route (et du coup, vous n’auriez pas eu ma chronique car je ne parle pas des livres que j’abandonne sur mon blog…).

Personnellement, j’ai trouvé le début du livre très addictif, dans la mesure où nous suivons le point de vue de Soraya, notre héroïne sexy et pêchue, qui prend le métro tous les matins et qui aperçoit un jour un mec hyper sexy dans le même wagon qu’elle….Bien sûr ce type ne la regarde pas, il ne regarde d’ailleurs personne, tellement imbu de lui-même et de sa supériorité grâce à sa classe internationale…..Le fait est que ce Mister Big Connard (comme le surnomme Soraya) va oublier son portable dans le wagon et que c’est notre héroïne qui va en prendre possession…Et maintenant, il va falloir qu’elle le rende à ce charmant monsieur mais pas tout de suite…..

Avec toi, malgré moi avait un certain potentiel de par les antagonismes culturels et sociologiques des personnages principaux puisque Soraya vit à Brooklyn et travaille comme assistante auprès d’une chroniqueuse de « courrier du cœur » d’un journal. D’ascendance italienne, elle a des formes voluptueuses et une crinière brune, agrémentée de pointes teintes en couleur (qui changent au grès de son humeur). Ses meilleurs amis sont un couple qui tient une boutique de tatouages et de piercings….Graham, quant à lui, a tout du stéréotype du jeune homme d’affaire richissime à qui tout réussi. Arrogant et imbu de lui-même, il terrorise ses secrétaires qui se succèdent à un rythme fou car personne ne supporte bien longtemps de bosser à côté d’un mec aussi antipathique…..Bien évidemment, il y a des raisons pour lesquelles Graham est devenu un super connard et sa rencontre totalement fortuite avec la fougueuse Soraya, quand celle-ci vient lui rapporter son portable oublié dans le métro New Yorkais, va complètement changer sa manière de voir la vie et les gens qui l’entourent….

Avec toi, malgré moi nous propose les pensées et points de vue alternatif de Soraya et de Graham selon les chapitres qui leur sont consacrés. Même si, il faut quand même bien l’admettre, c’est surtout Soraya qui nous fait le plus partager ses pensées, notamment au début du roman.

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-Le début du livre : Ce qui m’a tout de suite happée dans le récit, c’est l’espèce de « traque » que va faire Soraya à partir du moment où elle va récupérer le téléphone portable de Graham dans le métro. Si celui-ci lui a tapé dans l’œil, car mine de rien il a un physique très séduisant, il était intéressant de voir tout le « film » qu’elle va se faire à propos de ce bel inconnu aux attitudes hautaines et méprisantes face à tout ce qui l’entoure (en même temps, le métro c’est pas très glamour). Ensuite, une fois que Graham sait qu’elle existe (quand elle lui rapporte son portable au bureau, d’une manière « insolite ») j’ai aussi énormément apprécié de suivre son point de vue à lui, quand il cherche à la retrouver puisque finalement, il ne connaît pas encore son visage à ce moment-là. C’est dommage que les deux auteures n’aient pas un peu plus rallongé ce jeu du chat et de la souris plus longtemps dans leur récit car c’était vraiment très sympa à lire !

« Les gens dans son genre me fascinent. Ils se comportent comme s’ils étaient les maîtres du monde juste parce que la génétique a été sympa avec eux ou qu’ils ont eu la chance de faire fortune. Il ne porte pas d’alliance. Je suis prête à parier qu’il ne se livre qu’à des activités égoïstes. Boire du café hors de prix, travailler, déjeuner dans des restaurants luxueux, baiser sans sentiments… Et recommencer. Et, de temps en temps, faire cirer ses chaussures et jouer au squash ».

2#-La première interaction entre Soraya et Graham : Mon dieu que c’était succulent à lire ! Vu la manière où nous suivions l’héroïne sur quelques jours dans sa traque du "bel inconnu » afin de lui rendre son portable, une fois qu’elle arrive enfin au bureau de Graham (grâce à un coup de fil surprise du fameux portable égaré), j’ai adoré la manière dont Soraya a réagi face au refus dédaigneux de Graham de la recevoir dans son bureau afin qu’elle lui remette en main propre son portable ! C’est vraiment ce côté-là de la personnalité de l’héroïne qui m’a instantanément plu…..Le seul reproche que je pourrais faire c’est qu’il n’y ait pas eu plus « d’affrontements » entre Soraya et Graham car celui-ci, finalement, va très vite tomber sous le charme de cette flamboyante brunette aux tenues sexy et affriolantes qui sort totalement de l’archétype des filles qu’il côtoie habituellement, en commençant par son ex, Genevieve….


«– Mademoiselle Venedetta. Vous ne savez pas ce que vous faites. Revenez tout de suite ! Je ne plaisante pas. Je m’arrête devant une porte en bois sombre sur laquelle est gravé Graham J. Morgan. Les stores des vitres qui entourent la porte sont baissés.
– Où est son assistante ? Elle montre du doigt un bureau vide juste en face.
– Elle est là d’habitude mais on dirait qu’elle n’est pas encore arrivée. Raison de plus pour ne pas le déranger pour le moment, parce qu’il doit être en colère après elle. Elle s’adresse à une femme installée à un autre bureau.
– Tu sais pourquoi Rebecca n’est pas encore là ?
– Elle a démissionné. L’agence lui cherche une remplaçante.
– Super, commente la réceptionniste. Elle est restée quoi… ? Deux jours ? L’autre se met à rire.
– Ce n’est pas si mal, quand on y pense… Quel genre de mec est ce Graham Morgan ? Pour qui se prend-il ? Je sens une soudaine bouffée d’adrénaline me monter à la tête. Je franchis l’espace qui me sépare du bureau de la secrétaire et j’appuie sur l’intercom qui porte l’étiquette GJM. 
– Vous vous prenez pour qui, putain ? Le magicien d’Oz ?
– Je suis certaine que la reine d’Angleterre est plus facile à voir. Je lis l’épouvante dans les yeux de la réceptionniste mais comme il est trop tard, elle se contente d’assister à la scène, muette. Pas de réponse pendant une bonne minute, puis sa voix grave résonne enfin.
– Qui est-ce ?
– Je m’appelle Soraya Venedetta.
– Venedetta. Il répète mon nom sans l’écorcher, contrairement au reste du monde. Comme il n’ajoute rien, je presse de nouveau le bouton.
– J’attends patiemment de pouvoir vous voir. Mais je pense que vous êtes en train de vous branler ou un truc du genre. Tout le monde a tellement peur de vous que personne ne veut vous dire que je voudrais vous voir. Je suis en possession d’un objet vous appartenant.
– Vraiment ?
– Oui. Et je ne vous le donnerai que si vous ouvrez la porte.
– Dites-moi, Mademoiselle Venedetta.
– Oui ?
– Cette chose que soi-disant je cherche : est-ce le remède contre le cancer ?
– Non.
– Une Shelby Cobra vintage ? Une quoi ?
– Euh… non. – Alors vous vous trompez. Vous ne possédez rien qui me ferait ouvrir cette porte et me forcer à vous parler. Débarrassez le plancher, s’il vous plaît, ou je demande à la sécurité de vous y aider.
Ras-le-bol. Pas question de supporter ses conneries plus longtemps. À partir de maintenant, je ne veux plus avoir jamais affaire à lui. Je décide donc de lui laisser son maudit portable. Soudain, j’ai une idée. Un cadeau de rupture. Avec mon propre téléphone, je prends trois photos de moi : une de mon décolleté sur laquelle je lui fais un doigt d’honneur, une de mes jambes et une de mon cul. Puis j’entre mon numéro dans son portable sous le nom de Y’a pas de quoi, connard. J’ai fait exprès de ne pas prendre mon visage en photo : je ne veux pas qu’il me reconnaisse dans le métro. Je lui envoie les trois photos, suivies d’un dernier texto : Soraya : Votre mère devrait avoir honte de vous. Puis je tends le portable à la réceptionniste.
– Assurez-vous qu’il le récupère. Et je m’en vais en roulant du cul, même si au fond je me sens un peu abattue et que je suis folle de rage ».

3#-La grande gueule et l’humour de Soraya : Jolie brune piquante aux formes épanouies, Soraya n’a rien de l’ex blonde évaporée et gracile de Graham. Soraya est cash et quand elle a un truc à dire à quelqu’un, elle ne se gêne pas ! C’était donc succulent de pouvoir lire ses réponses « spontanées » aux lecteurs du courrier du cœur dans lequel elle travaille tout comme la manière dont elle va clouer le bec à l’arrogant Graham qui ne daigne même pas à la recevoir dans son bureau quand elle vient lui rapporter son portable….Et je ne vous parle pas des répliques piquantes de Soraya face aux deux pestes que sont Genevieve, l’ex de Graham et sa perfide meilleure amie….Quelles saloperies ces deux-là !!! Heureusement que Soraya se défend bien avec ses réparties !

« La plupart des mecs avec qui j’ai baisé étaient des artistes sans le sou, des hipsters ou des hippies. Ma vie n’a rien à voir avec Sex and the city. Plutôt Sex et la nazerie. Ça ne me dérangerait pas d’être la Carrie de ce Mister Big pour une journée, cela dit. Ou plutôt de ce Mister Big Connard. Putain, oui. Bon, il y a bien un problème dans ce petit fantasme : je ne suis pas du tout le genre de ces mecs-là. Il aime certainement les riches blondes fragiles et soumises, pas les Italiennes aux formes généreuses originaires de Bensonhurst, Brooklyn, à la langue bien pendue et aux cheveux multicolores. Mes longues boucles m’arrivent jusqu’aux fesses. Je ressemble à un croisement improbable entre Elvira et Pocahontas, mais avec un gros cul ».

« Je suis l’assistante d’une chroniqueuse légendaire. Ce n’est pas le job de mes rêves mais ça paye le loyer. Ida Goldman est l’auteur de Demandez à Ida, une chronique quotidienne qu’elle tient depuis des années dans un journal. Depuis quelque temps, elle essaie de me former : elle me demande parfois de rédiger certaines réponses. Certaines questions sont sélectionnées pour la version papier, et les autres sont mises en ligne sur le site. Une partie de mon job consiste à faire le tri dans les questions et à soumettre les plus intéressantes à ma chef. Les conseils d’Ida sont toujours pragmatiques et politiquement corrects, mais les miens, en revanche, sont plus directs et ne s’encombrent pas de langue de bois. Du coup, elle ne publie jamais mes réponses. Parfois, je ne résiste pas au plaisir de répondre aux questions qui n’ont pas été sélectionnées – celles qui auraient fini à la poubelle de toute façon. Certaines personnes ont vraiment besoin d’aide et je trouve moche d’ignorer leurs appels au secours.   J’ai découvert récemment que mon mari avait une collection de magazines porno. Que faire ? – Trisha, Queens.   Sers-t’en ! Achète un bon vibro. Prends ton pied en matant ces photos pendant qu’il est au boulot et, surtout, remets tout en place comme tu l’as trouvé.   Je me suis bourrée la gueule à une fête et j’ai roulé une pelle au meilleur ami de mon mec. Je n’arrête pas d’y penser. Je me sens super mal mais j’ai l’impression d’être amoureuse. Un conseil ? – Dana, Long Island.   Oui. Tu es une salope. À mardi prochain, Dana !»  

4#-La personnalité de Graham : Comme tout bon héros de romance contemporaine, riche homme d’affaire trentenaire, imbu de lui-même et n’ayant pas beaucoup de considération vis-à-vis des gens qui l’entourent (en commençant par ses secrétaires successives), Graham cache aussi des failles profondes dues à son passé malheureux. Nous apprenons très vite (grâce aux photos dans le portable que Soraya a récupéré) que notre héros est très proche de sa grand-mère qui semble être sa seule famille. Graham a perdu sa mère lorsqu’il était un jeune adolescent et a été trahi par sa jeune fiancée (et associée) de la pire des manières puisque celle-ci l’a quitté pour le meilleur ami du jeune homme (qui était aussi leur associé…). Après tous ces coups durs et ces trahisons, on peut comprendre aisément le mur de froideur que Graham a bâti autour de lui mais ça, c’était avant que Soraya arrive avec sa boule de démolition et fasse tout sauter aux éclats ! Les réactions de Graham face à la volcanique Soraya valent leur pesant d’or car bien entendu, notre héroïne est aux antipodes des femmes que fréquente habituellement Graham alors forcément voir cette nana sexy qui n’a pas peur de lui et lui dit tout haut le fond de sa pensée, cela n’allait que séduire notre héros ! D’abord intrigué par la jeune femme, il va très vite en être obsédé et ne pensait qu’à la mettre dans son lit….Et finalement, c’est lui qui risque de tomber le premier dans le « piège de l’amûûûr »…..Autant vous dire que j’ai adoré cette partie-là du livreAttention zone spoilers ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance ! J’ai un peu moins aimé la personnalité de Graham une fois qu’il découvre qu’il est le père de la petite Chloé, la fille de Genevieve…..Je l’ai trouvé un peu trop mou et sentimental, sans beaucoup de jugement ! Je ne comprends pas pourquoi il ne s’est pas rendu compte plus tôt que son attitude pouvait blesser Soraya et lui faire se poser des doutes ! Il était évident que Genevieve comptait le récupérer (elle ne s’en est pas cachée) et pourtant, il a accepté toutes ses petites manigances pour l’attirer dans sa toile….Avec le résultat que ça a donné puisque du coup, Soraya a préféré rompre et se barrer quelque temps en Californie…..Et bah oui ! Il fallait réfléchir un peu mon cher Graham !

« C’est hallucinant ce qu’on pardonne à un homme qui a mon statut et ma gueule. Presque personne ne me remet à ma place ni ne me contredit. Ils acceptent tout. Jamais personne ne s’est adressé à moi comme Soraya Venedetta l’a fait ce matin. Personne ».

« Ma journée est gâchée par une paire de seins et une plume tatouée. Et pire, ils parlent. De toutes les choses qu’elle aurait pu me dire pour accompagner ces photos, elle a choisi ces mots-là. Elle m’a envoyé le seul message capable de me foutre en l’air et de me pourrir la journée. Voire la semaine. Soraya : Votre mère devrait avoir honte de vous. Va te faire foutre, Soraya Venedetta. Va te faire foutre parce que tu as raison. Cette drôle de nana m’irrite au plus haut point. Elle n’a prononcé son nom qu’une fois dans l’intercom mais il m’a frappé. D’ordinaire je ne retiens pas les noms. Soraya Venedetta. Techniquement, c’est Soraya Y’a pas de quoi Connard Venedetta ».

5#-Clin d’œil au héros d’une autre œuvre des auteures : J’ai trouvé sympa que les auteures incluent dans ce livre Chance, le héros principal d’une autre de leurs œuvres en commun « Cocky Bastard ». Bon après, si le clin d’œil est sympathique, il faut aussi que je critique la manière dont il est amené car finalement, son intervention ne sert à rien du tout à part amuser les auteures et surprendre les lecteurs…Bref…Après ce passage un peu à la WTF, cela titille ma curiosité car je ne savais pas que le héros de Cocky Bastard était australien….Je me laisserai peut-être tenter pour le lire un jour, on verra bien ! 


« Je lui raconte mon histoire à mon tour. Le gros point commun, c’est que moi aussi j’ai rencontré la femme que j’aime dans un endroit improbable.
– Penses-y, mec. Y’a pas de coïncidence. Un Australien et une princesse coincée se rencontrent au milieu de nulle part, Nebraska. Et pourtant, c’est mon âme sœur. Et toi… Tu dis que tu ne prends jamais le métro. Et pour une raison, ce matin-là, tu l’as fait. Tu dois faire confiance au destin. Tout est écrit. Ça n’a pas d’importance que ce soit aujourd’hui ou dans deux jours, si ça doit arriver, ça arrivera. Chance jette un coup d’œil à son téléphone.
– Je dois y aller. Tu es un mec bien. Si tout s’arrange avec ta meuf, venez prendre le petit déjeuner avant de quitter la ville. Ce type est certainement la personne la plus charismatique que j’ai jamais rencontrée. Je souris pour la première fois depuis une éternité.
– Je risque de te prendre au mot. Il me tapote l’épaule. – Bonne chance, mec. Comme pour dire au revoir à son tour, la chèvre fait entendre un long Bêêêêê. Je les regarde s’éloigner, halluciné. J’envoie un texto de plus à Soraya, même si je ne sais pas si elle les reçoit. Graham : Je viens de croiser un homme avec une putain de chèvre ».

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
Le mélo vraiment trop mélodramatique ! Par pitié ! Sortez-moi cette guimauve du cul ! Attention zone spoilers ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance ! Non mais franchement ?! Le coup de la nana à scrupules qui ne veut pas « casser » une famille et décide de s’effacer en faisant croire à l’homme qu’elle aime (mais qu’elle pense ne pas mériter), qu’elle fréquente quelqu’un d’autre, afin qu’il la plaque, pitié ! C’est du vu et du revu ! Il a vraiment fallu deux personnes pour nous pondre ça !!!!! Et cette connasse de Genevieve qui veut récupérer son ancien amant et utilise sa fille comme appât avec le gros cliché de la maison dans les Hamptons, Pitié !!!! Sans parler des doutes de l’héroïne qui ne veut pas reproduire ce qui s’est passé dans son enfance avec ses parents….Oh non, c’était vraiment un peu trop cul-cul la praline pour moi à certains moments ! Ce que j’aime dans les livres, c’est d’être prise au dépourvu, d’être étonnée…Que l’auteur me surprenne…..Dans Avec toi, malgré moi, aucune surprise ! C’était cousu de fil blanc dès le moment où nous apprenons que la petite Chloé est la fille de Graham…..Je pense que les deux auteures auraient vraiment pu trouver mieux comme obstacles pour l’histoire d’amour entre Graham et Soraya….Elles ne se sont vraiment pas foulées ! Heureusement que le début du livre est super sinon….Pfff…..

« Le photographe fait poser plusieurs fois Genevieve, Graham et Chloe ensemble. Mon ventre se noue parce que je ne peux pas m’empêcher de songer à la conversation entre les deux femmes. Ce n’est pas que je ne veux pas qu’il se fasse prendre en photo avec sa fille, mais le voir si près de Genevieve me perturbe. Le photographe suppose certainement qu’ils sont mariés. En les voyant tous les trois, je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui se passerait si je n’étais pas dans le paysage. Cette scène ressemble à un aperçu de ce qui aurait pu se produire. Est-ce que Graham envisagerait de se remettre avec elle si je n’étais pas là ? Il m’a assurée du contraire, mais les choses seraient peut-être différentes si on ne s’était pas rencontrés. Je suis peut-être l’obstacle qui empêche cette enfant de vivre avec ses deux parents. Ma propre enfance me revient en mémoire ».

« – Quand Graham et Genevieve ont acheté cette maison, ils baisaient comme des lapins dans la mer. Je me demande si ce n’est pas là qu’ils ont conçu leur fille. Cette salope est vraiment hallucinante. Je réponds de nouveau C’est mignon tout en faisant semblant d’être indifférente à ses propos. Mais la vérité, c’est que je suis jalouse. Ils ont eu des relations sexuelles, évidemment. Mais je n’ai pas besoin de les visualiser. Je me dirige vers la baie vitrée qui donne sur le jardin et la plage. Graham et Genevieve sont à une centaine de mètres. Ils sont en train de se déshabiller et Chloe saute entre eux, tout excitée. Voir l’homme que j’aime en train de batifoler sur la plage avec une autre est infiniment douloureux. Quand ils sont tous les deux en maillot, je vois au ralenti Chloe se glisser entre eux et leur prendre la main. Ils se mettent à courir tous les trois vers la mer. Un tableau contemporain de Norman Rockwell mettant en scène Barbie et Ken. Je sens mon cœur se briser ».

Pour conclure, après un départ sur les chapeaux de roue grâce aux caractères hauts en couleur de nos deux héros, la deuxième partie d’Avec toi, malgré moi a basculé sur un mélo un peu trop téléphoné pour mes goûts personnels. Cela dit, je dois quand même vous dire que j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Soraya et de Graham, je ne vais pas le nier ! Oui, les 400 pages ont franchement défilé très rapidement et sans que je m’en rende compte, tellement j’étais plongée dans l’histoire (surtout la première partie du livre qui est vraiment excellente !). Néanmoins, je déplore une certaine facilité scénaristique dans la manière dont les deux auteures (oui, elles étaient deux pour écrire ce bouquin !) ont mis des obstacles dans l’histoire d’amour entre nos deux héros. Selon moi, la qualité première d’un bon roman c’est de pouvoir surprendre le lecteur et de l’emmener vers des chemins qu’il n’aurait pas forcément deviné…..Dans Avec toi, malgré moi, malheureusement, tout est cousu de fil blanc à partir d’une certaine révélation clé dans la vie personnelle de Graham…..Si vous n’êtes pas un habitué des romances (ou que vous n’avez jamais regardé un téléfilm de l’après-midi sur M6), vous allez sans doute adorer cette histoire car il est vrai que la plume conjointe de Penelope Ward et Vi Keeland fait son petit effet. Mais si vous êtes comme moi, expert dans la romance de toutes les catégories littéraires possibles (historique, fantastique, contemporain etc), vous allez sans doute lever les yeux au ciel plus d’une fois tellement les pièges dans lesquels nos héros se jettent la tête la première sont gros comme une maison ! Avec toi, malgré moi se lit vite mais devrait s’oublier tout aussi rapidement tellement son scénario devient finalement banal et à mon fort avis, il devrait être noyé dans la masse des romances contemporaines et new adult qui sortent quotidiennement en librairie (sauf s’il bénéficie d’un matraquage médiatique sur la blogosphère et booktube grâce aux SP...)…Hum, Bref, voici mon avis : Si vous souhaitez passer un moment agréable de lecture, sans prise de tête et sans trop de surprises (c’est le moins que l’on puisse dire), ce livre est pour vous (le début du récit est très punchy !), par contre, si vous attendez quelque chose de plus original, de plus viscéral, une romance qui vous prenne au tripes et vous transporte, je doute fortement qu’Avec toi, malgré moi fasse le topo ! A vous de voir ! Peut-être plutôt réserver ce livre à cet été quand vous serez à la plage…C’est pour bientôt alors profitez-en !

Ma note : 16,50/20

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut-être aussi : 

  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire