mardi 7 novembre 2017

HERITIERS DES LARMES - Tome 1 : L'épouse ennemie



Penny Watson Webb
Les Editions Harlequin (2017)
384 pages

Synopsis : 
Face à la reine de France, Brunhilde sent son cœur battre à tout rompre. La souveraine lui a accordé le droit de choisir son époux, et attend à présent sa réponse. Brunhilde sait que tout le monde souhaite qu’elle désigne, sur l’ordre de son frère, l’arrogant seigneur de Valcoudray, dont l’alliance renforcerait sa famille. Ce noble normand est même prêt à passer outre le baiser qu’il a surpris la veille entre elle et Conan de Ker Glenn, leur ennemi breton. Conan, l’homme à qui Brunhilde a caché son identité et qui lui lance aujourd’hui des regards noirs. Si c’est lui qu’elle choisit, il la méprisera, elle le sait, et la traitera comme une étrangère dans sa propre demeure. Mais la paix entre Bretons et Normands serait désormais actée. Consciente des regards qui pèsent sur elle, Brunhilde lève enfin les yeux, déterminée. Elle sait ce qui lui reste à faire.


« Se retournant dans son lit pour la quinzième fois au moins, elle essaya de le chasser de son esprit. Il fallait qu’elle arrête de penser à lui en tant qu’homme. Il n’était pas pour elle, il incarnait tout ce qu’un Montgomery se devait de haïr. Et elle ne voulait pas que ses frères aient honte d’elle. Cependant, elle devait bien avouer qu’elle était curieuse d’en savoir plus sur lui. Accepterait-il seulement de lui parler, une fois qu’il saurait qui elle était vraiment ? Une Montgomery et un Ker Glenn faisant la conversation ? Autant mettre un lion et un ours dans la même cage ! Et pourtant elle voulait savoir ».

Dire que j’ai passé un très bon moment de lecture avec L’épouse ennemie est un euphémisme ! Mon Dieu, que j’ai adoré cette histoire ! C’est pour moi un vrai coup de cœur, un livre avalé goulûment en une journée tellement le récit était prenant et addictif !


Il faut dire que ce livre contient tous les éléments que j’aime dans une romance historique à savoir du romantisme (sans blague !....Non, sérieusement, ce livre contient énormément de scènes romantiques ou de tension sensuelle – comme lorsque Brune est blessée lors du voyage et que Conan doit lui recoudre sa plaie…je glousse en y repensant ! oui, oui, je glousse !), de l’aventure, un peu de drames et surtout, une bonne dose d’Histoire qui nous plonge ici dans les guerres entre les Bretons et les Normands en cette fin de XVème siècle (en 1499, pour être bien précise)….Moi qui suis normande, j’ai été évidemment passionnée par ce récit !

L'épouse ennemie est le premier tome de la saga Héritiers des larmes. Il met en scène une héroïne forte et courageuse, Brunhilde - surnommée Brune par ses proches - qui est prête à tout pour restaurer la paix entre les Bretons et les Normands. Bien entendu, le fait qu’elle soit tombée sous le charme du fier breton Conan de Ker Glenn, dès le premier regard, lui permet de faciliter ses vœux de paix en demandant au Roi et à la Reine de France de le prendre comme époux…

En réalité, cette alliance n’est pas si évidente que cela car Conan, l’ennemi juré du frère de Brune, n’est pas ravi du tout d’être forcé de se marier avec la jolie Brunhilde - qu’il trouvait pourtant très à son goût, au point de lui voler un baiser - mais ça, c’était avant de découvrir qu’elle était normande, et une De Montgomery, par-dessus le marché !

Dans un monde où les femmes n’ont généralement pas le droit de décider avec qui elles doivent se marier, bien évidemment, cela fait tout drôle au fier et viril Conan de se voir imposer cette épouse ! Mais qu’à cela ne tienne, notre guerrier a plus d’un tour dans son sac et il a pour objectif de pousser son épouse à bout afin qu’elle annule leur mariage….Et si cela ne fonctionne pas, il a trouvé une autre idée pour que le mariage ne soit pas validé…

Dans ce 1er tome nous suivons donc Brune qui part s’installer dans le château de son nouvel époux, en terrain ennemi puisqu’elle est Normande et que les Bretons détestent les Normands. Notre chère Brune va devoir affronter plus d’un Breton têtu avec, en premier lieu, sa nouvelle belle-mère qui ne voit pas, mais alors pas du tout d’un bon œil l’arrivée au château familial de cette belle jeune femme aux cheveux de jais et aux yeux dorés …


Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-Le moment où Conan découvre l’identité de Brune : Mon Dieu, que j’ai adoré ce passage ! Mon cœur de midinette a frémi et j’en avais tellement honte pour notre héroïne qui se retrouve dans la plus pire des situations, à savoir ressentir de l’attirance pour l’ennemi numéro un de sa famille, celui qui a tué son propre père quelques années auparavant…..Même si les apparences ne jouent pas en sa faveur, Brune n’a jamais voulu mentir à Conan, à partir du moment où elle a découvert qui il était….Forcément, elle se doutait qu’il n’allait pas apprécier – lui aussi à son tour – de découvrir qu’elle s’appelait Brunhilde de Montgomery, et il faut bien admettre que la réaction de notre fier breton a été magistrale….Tout comme celle de Jacques, le frère aîné de Brune qui n’a pas apprécié non plus que son pire ennemi pelote sa petite sœur…..

« Un bruit de cavalcade venant de l’ouest de la clairière attira leur attention. Bientôt, un groupe de cinq cavaliers les rejoignit. Conan vit avec dégoût Jacques de Montgomery avancer au côté du duc de La Trémoille et de trois autres grands seigneurs dont le jeune Charles de Montpensier, celui-là même dont le père avait orchestré le pillage de Dol après la guerre. Toute l’amertume et la haine de Conan étaient visibles sur son visage.
— Brune, tu vas bien ? demanda Jacques en mettant pied à terre, l’épée à la main, pour faire face à Conan.
— Oui, je vais bien et je vous saurais gré à tous les deux de rengainer vos épées. C’est une partie de chasse, pas la guerre ! s’exclama Brune, alarmée par la tournure que prenaient les événements.
— Messieurs, nous sommes chez le roi, faut-il vous le rappeler ? fit de La Trémoille. Se battre en duel sur les terres du roi était passible de lourdes sanctions, et chacun des belligérants le savait. Qui que soit l’offenseur ou l’offensé, chacun finirait dans une geôle et n’en sortirait que contre une lourde amende.
— Vous connaissez cet homme ? demanda Conan à Brune, surpris de l’évidente familiarité qu’il y avait entre elle et son ennemi juré. Il fut surpris de la voir baisser les yeux et rougir.
— Si elle me connaît ? répéta Jacques, méprisant. C’est à ma sœur Brunhilde que vous vous adressez, Ker Glenn. Un silence glacé s’abattit sur la clairière.
— Vous êtes une Montgomery ? demanda Conan d’une voix blanche. Brune rougit davantage. Le regard de Conan était devenu hostile. Toujours en garde et prêt à contre-attaquer, il la dévisageait à présent avec dégoût.
— Oui, je suis Brunhilde de Montgomery, finit-elle par admettre. Conan se mit à ricaner en secouant la tête, comme s’il se réveillait d’un mauvais rêve. À ce moment-là, Guillaume sortit des fourrés, tenant leurs chevaux par la bride et le chevreuil en travers de sa selle. Il n’avait pas esquissé le moindre geste vers l’épée attachée à sa hanche, mais son regard belliqueux montrait à tous qu’il était prêt à en découdre, à la seconde où Conan le lui demanderait.
— Au fond, j’aurais dû m’en douter. Il n’y a qu’une Normande pour s’offrir au premier venu dans une clairière. Jacques réagit à cette attaque et pointa son épée vers lui.
— Vous insultez ma sœur ! L’avez-vous déshonorée ? demanda-t-il, tout en examinant le nouvel arrivant, qui tenait toujours les chevaux par la bride.
— Elle n’a pas besoin de moi pour ça, elle le fait très bien elle-même ! »

2#-Un héros ronchon : J’avoue, j’ai un petit faible pour les personnages masculins qui cachent leur sensibilité sous une tonne d’orgueil et d’honneur et quand c’est l’héroïne qui en fait les frais, c’est encore mieux car à un moment où à un autre, il va finir par rendre les armes et admettre ses fautes. Pour ce qui est de Conan, notre héros, on peut dire qu’il est un vrai breton qui se respecte, il a la tête dure, le bougre ! Et il va faire subir à notre pauvre Brune tout un tas de petites contrariétés qui, mises bout à bout, me pousse à constater que notre héroïne a vraiment un caractère en or ! Attention zone spoilers ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance ! Le coup de la maitresse assise à la droite de Conan, à la place de Brune, le jour même de son retour dans son château, whoua whoua whoua….Pauvre Brune, j’en avais mal au cœur pour elle !!! Et pour ce qui est du moment où elle surprend Conan en pleine action avec Gwen, aie aie aie…..Certes, Brune n’aurait jamais dû sortir de sa chambre mais vu que c’était le soir de sa nuit de noce, elle était en droit de se poser des questions sur l’absence de son « mari » et d’essayer de trouver les réponses par elle-même….Elle n’a pas été déçu, la pauvre !!!!!!!!! Mise à part cette unique incartade, Conan a quand même été fidèle à son épouse même si, finalement, il n’a pas rempli son devoir conjugal durant 6 mois en vue d’une annulation  des noces….Je dois admettre que je n’ai pas trop compris pourquoi il en est arrivé à cette idée totalement débile car forcément, cela n’allait mener à rien !!! Et vu la manière dont il va finalement essayer de vite vite vite rattraper ses erreurs auprès de Brune avant la visite officielle des Montgomery et des envoyés du Roi, vraiment je me demande pourquoi il n’a pas voulu consommer son mariage avant ! Surtout que, mine de rien, dès sa première rencontre avec Brune, il était tombé sous le charme !

« — Ker Glenn doit vous sembler bien différent de Pontorson, mais je suis convaincu que vous apprécierez nos us et coutumes, ajouta-t-il pour lui faire la conversation.
— Vos us et coutumes sont en effet très différents des nôtres, mon père. Le chapelain la regarda, surpris, et, bien que les conversations continuent, elle remarquait les regards dérobés que les autres convives cachaient bien mal. Elle souriait toujours et, plus son sourire était suave, plus Conan attendait, crispé, la pique qui allait suivre.
— Voyez-vous, continua-t-elle en savourant chacune de ses paroles, chez nous, on ne commence pas à dîner sans que les dames de la maison soient toutes présentes. De même, les putains ne sont pas admises au château, encore moins à la table du maître. Elle avait fait mouche : tous les regards y compris celui de Conan étaient fixés sur elle. Quant à la jeune femme blonde, elle la regardait la bouche ouverte, choquée au plus haut point.
— Maîtresse Gwen n’est pas une fille de joie, madame, mais la fille d’un de nos orfèvres de Dol, répondit le prêtre, confus.
— Je ne suis pas une catin ! Comment osez-vous ? explosa Gwen en se redressant, furieuse, cherchant l’appui de Conan qui ne quittait pas son épouse du regard.
— En ce cas, ma chère, vous y penserez à deux fois, avant de reposer la main sur la… cuisse de mon mari, ajouta Brune, toujours très souriante. Un mouvement brusque les fit sursauter : le géant s’était levé et chancelait un peu sur ses jambes. Son verre à la main, il regarda Brune avec mépris.
— En attendant, ce soir, c’est un Breton qui montera une Normande, dit Flouville d’une voix pâteuse. Il leva son verre et le vida d’un trait, sous les rires de ses camarades.
— Qui vous dit que je ne serai pas au-dessus ? rétorqua-t-elle en breton, sans se défaire de ce sourire qui faisait bouillir Conan. Tous se turent, stupéfaits. Elle parlait leur langue ? Les hommes chuchotèrent, amusés de son aplomb autant que gênés par la teneur peu glorieuse des propos qu’ils avaient échangés peu de temps auparavant. Cette dernière phrase fit sortir Conan de ses gonds et il se leva droit comme un I.
— Peoc’h ! Silence ! cria-t-il, furieux. Brune ne daigna pas se rasseoir. Elle ne l’avait pas regardé un seul instant, l’ignorant complètement. Elle se comportait comme lui. Sauf que lui en avait le droit, il avait été obligé à un mariage qui lui répugnait, lui, le maître du château, lui, son mari !
— Yec’hed mat ! Noz vat. À votre santé ! Bonsoir, conclut-elle en vidant son verre d’une traite. Une clameur hésitant entre amusement et désapprobation retentit dans la grande salle. Conan frappa du poing sur la table et tous se turent. Brune quitta la table avec grâce, en jetant :
— Oui, je sais, je ne vous en ai pas demandé la permission. Sur ce, elle gravit furieusement les escaliers jusqu’à sa chambre ».

3#-La dure réalité de cette fin de Moyen-Age en France : En plus de la très belle romance entre nos deux héros, l’auteure française Penny Watson Webb, a réussi à nous montrer d’une manière abrupte les conditions souvent très difficiles des hommes et des femmes qui vivaient à cette époque. Le pillage des villages, les massacres, les viols, les tortures étaient monnaie courante et ce qui m’a le plus marquée, c’est le destin de la petite Rozenn. Attention zone spoiler ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance ! Comment ne pas être bouleversée et révoltée comme Brune lorsque nous assistons à la mort de cette jeune villageoise bretonne, Soizic, qui a juste eu le tort de tomber amoureuse d’un normand…..Celui-ci l’aimait sincèrement et venait au village, en « terre ennemie » pour l’emmener avec lui et le bébé qu’elle portait et il se fait massacrer par cette bande de villageois bretons superstitieux et cruels….Et finalement, la jeune femme est rejetée par ses propres parents et va devoir accoucher toute seule….Heureusement que Brune était là à ce moment-là ! Personnellement, je n’ai pas regretté la mort de Soizic car elle rejoint celui qu’elle aime dans l’au-delà et c’était sans doute ce qu’il y avait de mieux pour elle….Quant à son petit bébé, cette petite Rozenn, purée, quand je pense que les villageois vont accuser Brune de sorcellerie parce qu’elle va la réanimer…C’est vraiment un passage que j’ai beaucoup apprécié car en plus de cette réalité très bien retranscrite des mentalités de l’époque, nous assistons aussi à la tendresse exprimée par Brune, qui donne tout son amour à cette petite fille et qui montre ainsi à Conan qu’elle ferait une très bonne mère….Mais bon, à ce moment-là du récit, notre breton buté a toujours en tête de faire annuler son mariage en évitant de le consommer…Ah la la…..En plus de la petite Rozenn, j’ai une pensée pour la pauvre Boulotte, cette petite chatte qui va trop faire confiance à la perfide Armelle et qui va se faire tuer et ouvrir le ventre….Quelle horreur ! En même temps, à partir du moment où cette jolie chatte noire est entrée dans la vie de Brune, je me doutais qu’elle allait mourir….C’était couru d’avance ! Un chat noir dans cette France médiévale et superstitieuse, ça n’allait vraiment pas le faire…..

« Son arrivée tonitruante s’était répandue comme une traînée de poudre dans le village et une petite foule attendait de connaître le sort de Soizic.
— Est-ce que Soizic avait de la famille, hormis ces deux-là ? demanda Brune, en jetant un regard courroucé à la vieille femme et à son fils.
— Pas ici, répondit une jeune fille, mais à Saint-Malo elle a une tante, la sœur de sa mère.
— Soizic est morte, pour peu que ça vous intéresse, reprit Brune en serrant la petite contre elle. Les gens se signèrent et regardèrent l’enfant.
— C’est une petite fille et elle a besoin d’une nourrice, expliqua Brune en ouvrant un peu la couverture pour que les gens voient la petite.
— Personne ne veut d’un enfant né d’un Normand, c’est un enfant du péché et du diable ! cracha la vieille femme. — Vous la laisseriez mourir de faim ? C’est votre petite-fille !
— Ce ne sont pas vos affaires, dit maître Alain en arrivant derrière elle. La petite ne respirait pas, mais vous n’en avez fait qu’à votre tête et vous lui avez redonné le souffle. Je vous avais dit que ces Normands ne respectent rien, pas même la volonté de Dieu ! Cette enfant aurait dû mourir !
— C’est de la sorcellerie ! Seul Dieu peut ressusciter les morts, reprit la vieille femme en crachant par terre.
— Grwac’h ! Sorcière ! Allez-vous-en ! La foule s’approchait dangereusement d’elle et Brune serrait la petite contre elle pour la protéger de tous ces méchants. Tous les regards hostiles lui criaient de s’enfuir au plus vite. Elle accéléra alors, cherchant désespérément Guillaume du regard ».

4#-Les amis de Conan : Si j’ai eu beaucoup de mal avec Pierre, notamment vis-à-vis de son comportement envers Brune, j’ai par contre été tout de suite conquise par Guillaume ! Je ne sais pas si dans les prochains tomes, des romances sont prévues pour les personnages secondaires – Attention zone spoilers ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance ! Mais du coup, c’est raté pour notre pauvre Guillaume !!!!! Très franchement, je ne m’attendais pas du tout à le voir mourir !!!!! Bravo à l’auteure pour ce twist final mais en même temps, c’est dommage car ce pauvre jeune homme aurait mérité de connaître le bonheur et fonder une famille, surtout vu tout ce qu’il a subit en prison quand il était un très jeune adolescent !!!!!! Maintenant, il ne reste plus que Pierre, on verra bien si l’auteure décide de lui faire rencontrer de nouveau l’amour, vu qu’il a été en partie « détruit » par la mort de sa fiancée, égorgée par ce fourbe d’Arthus qui va finir par avoir la peau de notre pauvre Guillaume….Purée ! Si Pierre n’avait pas écouté Brune et avait tué tout de suite l’autre connard, Guillaume ne serait pas mort ! C’est vraiment ballot !

Pour conclure, j’ai été totalement charmée par L’épouse ennemie, ce 1er tome des Héritiers des larmes, écrit par l’auteure française Penny Watson Webb dont je connaissais déjà la plume grâce à une autre de ses œuvres - Pour porter ton nom (qui se déroule au temps du Far west et que j’avais également beaucoup aimé). Le point commun de ces deux livres c’est le caractère – ou plutôt le sale caractère du héros masculin qui semble déterminé à mener la vie dure à l’héroïne, dont il est pourtant très fortement attiré…Autant vous le dire tout de suite, je suis fan de ce style de romance où les deux héros sont au départ ennemis pour ensuite mieux s’aimer et se comprendre…Bien que dans le cas de Brune, notre héroïne de L’épouse ennemie, celle-ci n’a franchement rien à se reprocher sauf peut-être le fait de s’immiscer dans la politique, qui est une « affaire d’hommes » et que son vœu le plus cher est de restaurer la paix entre les Bretons et les Normands en cette année 1499 dans le royaume français. Belle, gentille, honnête courageuse et très intelligente, notre jolie Brunhilde a toutes les qualités pour nous faire fondre, nous lecteurs, et on se demande vraiment parfois pourquoi tant de haine de la part de ces bretons si têtus qui s’évertuent à considérer cette jeune noble Normande comme une sorcière et une ennemie….Heureusement, notre héroïne va pouvoir compter sur des alliés de poids, telle que la Reine de France (rien que ça !), mais aussi de certains bretons, comme Guillaume, le compagnon d’arme de Conan ou Erwan, le palefrenier timide, sans oublier Hélène sa fidèle servante qui défend sa maitresse bec et ongles. Dans ce livre, en plus de la très compliquée mais sublime romance entre Brune et Conan, j’y ai aussi trouvé de l’aventure, du drame (et oui, la vie était dure et cruelle à cette époque, notamment pour les enfants et les animaux…), de l’injustice, de la frustration (dans la manière dont sont considérées les femmes), mais j’y ai aussi trouvé des moments tendres, drôles et émouvants…..Les méchants qui complotent derrière nos héros ne sont pas piqués des hannetons (la fin du livre est très…surprenante notamment quand on apprend les liens qu’entretiennent certains de ces méchants entre eux…) et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire le prochain tome quand il sortira ! Ce livre est tout naturellement un coup de cœur pour moi et je vous le recommande à 100 % !


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