mercredi 30 novembre 2016

LA FAMILLE ST JOHN - Tome 3 : L'amour en 11 scandales

Sarah MacLean
Les Editions J'ai Lu (2016)
Sortie originale 2011
352 pages

Synopsis :
Cela s'appelle tomber de Charybde en Scylla : afin d'échapper à un importun, Juliana Fiori commet l'erreur de se réfugier dans la voiture de Simon Pearson. Et une fois de plus, l'arrogant duc la traite en gamine effrontée. Impulsive et rebelle comme toutes les Italiennes, Juliana est tout ce qu'il déteste chez une femme. Apprenant qu'il s'apprête à conclure un mariage de raison avec une débutante irréprochable, Juliana se moque de lui et lui lance un défi : elle lui prouvera qu'il est incapable de résister à la passion ! Amusé, Simon accepte et lui laisse quinze jours pour se couvrir de ridicule. Cela servira de leçon à cette petite impudente. Mais est-il aussi infaillible qu'il le pense ?


Je vais vous avouer quelque chose : Quand j’ai débuté cette saga historique, je ne pensais pas que le tome consacré à Juliana, la demi-sœur des jumeaux St John, serait mon préféré. Le fait que la demoiselle soit à moitié italienne me gênait un peu par son « exotisme » mais finalement, cette particularité de Juliana a joué en sa faveur car en tant qu’étrangère débarquée depuis peu en Angleterre, son parcours initiatique et ses bourdes dues à sa méconnaissance des règles ultra strictes de l’aristocratie anglaise ont été un vrai délice à lire…Et quand l’homme qui va lui taper dans l'oeil se trouve être le Duc de Leighton, qui est on ne peut plus rigide sur l’étiquette et le comportement en société, on va vite comprendre que cela va faire des étincelles entre ces deux-là ! 

Je ne peux que qualifier ma lecture de coup de cœur tellement j’ai été embarquée dans les aventures amoureuses de Juliana et de Simon. Dès les premières pages, nous sentons l’animosité entre ces personnages car l’auteure américaine, Sarah MacLean, avait eu la bonne idée d’introduire quelques passages les concernant dans les deux précédents tomes pour nous mettre un peu l'eau à la bouche et surtout pour bien insister sur le fait que ces deux là ne font pas du tout partie du même monde....

Quand une jeune femme passionnée et à moitié roturière rencontre un duc fier et snob, on peut s’attendre à énormément de scènes cocasses, mais aussi beaucoup de passion….Et je dois dire qu’à ce niveau-là, l’auteure nous a gâtés !



Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-Scandales en tous genres et rebondissements : Dès les premières pages de ce 3ème tome, nous sommes embarqués dans le tourbillon des scandales ! Juliana a un caractère emporté et spontané et comme elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle enchaîne souvent des actions qu’une jeune femme de bonne famille ne devrait pas faire. Après, il n’y a pas qu’elle qui a un comportement scandaleux et qui va vivre des moments de honte (sa chute dans les citrouilles et autres légumineux en s’enfuyant d’un bal a été grandiose !!!!!) , et si le Duc de Leighton se vante d’être irréprochable et tente de lui faire la morale à chaque fois qu’ils se voient, il ne faut pas oublier qu’il cache lui aussi un lourd secret concernant sa jeune sœur Georgiana (nous avons appris dans le tome 2 qu'elle avait trouvé refuge à la Minerva House auprès de Nicholas St John et de son jeune épouse Lady Isabel)……Ma lecture a été totalement palpitante et addictive. J’ai eu du mal à lâcher mon livre et quand c’était le cas, je pensais souvent aux personnages et à ce qu’il allait encore leur tomber sur la tête….

« Elle tourna les talons et s’enfuit, craignant d’être malade si elle restait une minute de plus dans cette maison. Un valet ouvrait déjà la porte vers laquelle elle se précipita, les yeux brouillés de larmes. En sentant l’air vif sur son visage, elle remercia le ciel. Elle était sauvée. Du moins, elle l’aurait été. S’il n’y avait eu les légumes. Trop tard, elle se rappela que les marches étaient jonchées de produits de la récolte. Emportée par son élan, elle posa le pied sur un potiron, et toute la pyramide s’effondra. Mariana poussa un cri en la voyant tomber, entraînant dans sa chute une vague de citrouilles, d’oignons et de courges, qui dévalèrent les marches et se retrouvèrent avec elle au bas des marches. Quand elle ouvrit les yeux, elle était entourée de légumes, dont la plupart s’étaient écrasés ou avaient éclaté, répandant leur chair sur les pavés. Un navet roula devant elle et vint s’échouer contre la roue d’une voiture – tel le dernier soldat tombé au champ d’honneur. 
-Oh, mon Dieu ! Perchée en haut du perron, Mariana avait les yeux écarquillés et la main plaquée sur la bouche. Deux valets attendaient derrière elle, s’interrogeant visiblement sur la conduite à tenir. Juliana commença à rire. Un rire inextinguible, impossible à maîtriser. Un rire dans lequel elle laissa libre cours à sa tristesse, à sa frustration, à sa colère. Essuyant une larme au coin de ses yeux, elle constata que Mariana riait aussi… ainsi que les deux valets. Juliana repoussa les légumes, qui allèrent rejoindre les autres. L’un des domestiques vint l’aider à se relever, et elle découvrit alors l’étendue des dégâts. Le décor était ruiné, et il faudrait nettoyer les marches avant que les invités quittent le bal. Sa jolie robe de soie rose était couverte de graines et de pulpe écrasée. Mariana continuait de rire, à la fois amusée et horrifiée.
(...)
-Vous en avez… partout ! s’exclama-t-elle avec un grand geste de la main. 
-Je suppose que ce serait trop demander que l’une de ces voitures soit la vôtre ? Mariana balaya la file du regard. 
-Pas du tout. C’est celle-ci, répondit-elle en indiquant l’un des véhicules. 
-Enfin, quelque chose qui tombe bien ! Mariana ouvrit son réticule et en sortit une poignée de pièces d’or. 
-Si vous pouviez oublier qui, exactement, a détruit le décor de votre maîtresse… suggéra-t-elle en glissant les pièces aux valets avant de rejoindre Juliana qui grimpait déjà dans la voiture. 
-Vous croyez qu’ils se tairont ? s’enquit cette dernière. 
-J’ai l’espoir qu’ils aient pitié de vous. Juliana se carra sur la banquette en soupirant. Alors que le véhicule s’ébranlait, elle lâcha : 
-Il faut tout de même me reconnaître un mérite. 
-Lequel ? 
-Je ne suis pas du genre à m’évanouir discrètement dans la nuit ».

2#-L’épisode de la chute dans le lac : J’ai hésité à mettre ce passage dans ma partie spoilers mais en fait, je voulais juste revenir sur ce passage car cela m’a fait penser à un accident dramatique survenu au Canada en 2012. A cette époque (pas si lointaine), il y avait la mode des photos de mariées « trash », qui avait pour but de mettre en scène la mariée avec sa robe usagée (après le mariage, bien entendu ! Quand la robe ne servira plus). Et du coup, je me rappelle de cette mariée canadienne qui avait voulu faire des photos dans une rivière et elle s’était malheureusement noyée sous les yeux du photographe à cause du poids de l’eau qui s’était engouffré dans sa robe et qui l'avait entraînée vers le fond (article ultra facile à retrouver sur google puisque je viens de le lire pour me rappeler l’année où ça s’était passé !). Quoi qu’il en soit, il ne faut jamais mésestimer la force de la nature ! Surtout la force de l’eau ! Et ce n’est pas Juliana qui va me contredire vu ce qui lui arrive à elle aussi dans ce livre !

3#-Une roturière dans un monde snob : C'est ultra-jouissif de voir Juliana envoyer bouler les femmes aristocrates snobes et intolérantes. Ses manières, ses attitudes détonnent par rapport aux autres ladies du "grand monde" (encore que, vis à vis de Callie ou d'Isabel, ses nouvelles belles-soeurs, elle n'est pas beaucoup plus scandaleuse !). Heureusement, Juliana peut compter sur le soutien de ses frères, notamment Gabriel, qui n'a rien à lui envier au niveau des scandales, ne l'oublions pas ! (c'est peut-être aussi pour cela que le Duc de Leighton n'aime pas trop cette scandaleuse famille St John, et qu'il évite de se "compromettre" avec elle....même s'il est énormément attiré par la benjamine de la famille...Petit coquin, va !). Et en ce qui concerne les hommes de l'aristocratie, contrairement à leurs épouses, ils sont plutôt tentés de considérer Juliana comme une fille facile et scandaleuse comme a pu l'être sa mère jadis...Ce qui fait que certains se croient permis d'avoir quelques libertés vis à vis de la jeune femme....Qui heureusement, sait très bien se défendre ! (même si ce n'est pas bien pour une jeune femme de la bonne société d'user de ses poings...Sans blague ! Elle ne va pas se laisser peloter sans se défendre, quand même !).


«-Vous n’imaginez quand même pas qu’ils vont vous croire ! Une fille à peine légitime, et tolérée dans la bonne société que parce que son frère est marquis. Vous ne pensez pas non plus qu’il vous croira, j’espère. Après tout, vous êtes la fille de votre mère. La fille de votre mère. Elle avait beau faire, ces paroles étaient une insulte à laquelle elle ne pourrait jamais échapper. 
-Ils ne vous croiront pas, s’entêta-t-elle en levant le menton, parce qu’il semblera impossible que j’aie voulu de vous, porco ! Il fallut quelques secondes à Grabeham pour traduire le mot italien. Le mot porc flotta un instant entre eux, en anglais et en italien, puis Grabeham tendit sa grosse main ».

4#-Les joutes verbales entre Simon et Juliana : Ces deux-là n’ont pas arrêté de se chercher des poux durant tout le livre ! Quand l’amour flirte avec la haine et mène à la passion ça dépote !!!! Il est aussi très intéressant de voir que Simon, malgré ses attitudes hostiles envers la jeune femme, ne cesse d’essayer de la protéger et de lui venir en secours ! Ils sont constamment attirés l’un vers l’autre comme des aimants pour se rejeter de plus belle une fois leurs « moments de passion » terminés…..Je suis fan de ce couple !!!!!


«-Oui, j’imagine qu’il ne doit pas être facile de faire honneur à une réputation telle que la vôtre, observa-t-il. Elle n’avait jamais rencontré non plus pareil crétin. Elle se recroquevilla, bénissant la pénombre. Elle était habituée aux insultes, aux suppositions qu’entraînait le fait qu’elle soit la fille d’un marchand italien et d’une marquise anglaise qui avait abandonné mari et enfants… s’excluant ainsi de la haute société londonienne. Ce dernier point était le seul qui suscitait chez Juliana un soupçon d’admiration pour sa mère. Elle aurait aimé dire à ces aristocrates ce qu’ils pouvaient faire de leur étiquette ! À commencer par le duc de Leighton, qui était de loin le pire de tous. Ce qu’il n’était pas au début. 
-Pourriez-vous faire arrêter cette voiture et me laisser descendre ? 
-Je suppose que les choses ne se passent pas comme vous l’aviez prévu ? 
-Comme je l’avais… prévu ? répéta-t-elle, éberluée. 
-Allons, mademoiselle Fiori, vous croyez que je ne sais pas quel était le but de ce petit jeu ? Vous arranger pour être découverte dans ma voiture - l’endroit idéal pour un rendez-vous clandestin –, devant les marches de la demeure de votre frère, au cours d’une des réceptions les plus en vue de la saison ? Juliana arrondit les yeux. 
-Vous croyez que je… 
-Non. Je sais que vous vouliez me piéger pour vous faire épouser. Et votre plan, dont je suppose que votre frère ignore tout tant il est ridicule, aurait pu fonctionner avec un autre homme, portant un titre moins prestigieux que le mien. Mais je vous assure qu’avec moi cela ne marchera pas. Je suis duc. Dans une confrontation, ma parole prévaudrait sur la vôtre. En fait, je vous aurais volontiers laissée ruiner votre réputation devant Ralston House si je n’étais pas redevable à votre frère en ce moment. Vous l’auriez bien mérité pour avoir monté cette petite farce. Sa voix était calme, posée. Comme s’il avait déjà eu cette conversation un nombre incalculable de fois auparavant et qu’il n’y voyait qu’un inconvénient mineur – l’équivalent d’une mouche tombée malencontreusement dans sa bisque de homard tiède et sans saveur, ou toute autre soupe consommée par ces snobs anglais. Quel être pontifiant, arrogant… Une bouffée de colère la balaya, l’obligeant à serrer les dents ».

«-J’ai fait envoyer un message à Ralston pour qu’il vienne vous chercher. Vous pouvez attendre dans… Il se tut brusquement, et elle leva les yeux. Le duc s’était rembruni. Si elle ne l’avait pas mieux connu, elle aurait pu croire qu’il était soucieux. Mais elle le connaissait. 
-Dans ? fit-elle, se demandant pourquoi il se dirigeait vers elle. 
-Seigneur, que vous est-il arrivé ? Quelqu’un vous a attaquée. Ils se trouvaient à présent dans le bureau. Leighton versa deux doigts de whisky dans un verre de cristal, et s’approcha du gros fauteuil de cuir dans lequel elle était assise. Il lui tendit le verre, qu’elle refusa. 
-Non, merci. 
-Vous avez tort. L’alcool vous calmerait. 
-Je n’ai nul besoin d’être calmée, Votre Grâce. Le duc étrécit les yeux. Grand, insupportablement beau, extraordinairement sûr de lui – à croire que jamais personne n’avait jamais osé le défier –, il était l’incarnation du noble anglais. Jamais défié jusqu’à maintenant, rectifia Juliana mentalement. 
-Vous niez avoir été agressée ? Elle haussa nonchalamment une épaule et garda le silence. Que répondre ? Quoi qu’elle dise, cela se retournerait contre elle. Il soulignerait, de ce ton impérieux et arrogant qui était le sien, que si elle s’était comportée comme une vraie dame… si elle s’était souciée de sa réputation… si elle s’était conformée à l’étiquette britannique, au lieu de suivre sa fantaisie italienne… tout cela ne serait pas arrivé. Il la traiterait comme le faisaient tous les autres. Comme il le faisait depuis qu’il avait découvert son identité. 
-Quelle importance ? Vous déciderez que j’ai organisé toute ma soirée dans l’espoir de prendre un homme dans mes filets pour l’obliger à m’épouser. Ou vous inventerez une autre théorie tout aussi ridicule ».

5#-Jalousie et rivalité : Et bien oui, pour donner un peu plus de côtés « dramatiques » à l’histoire, l’auteure rajoute dans l'équation amoureuse une jeune anglaise de bonne famille, Lady Penelope, qui ferait une épouse idéale auprès de Simon, toujours à la recherche du prestige et à essayer de préserver les apparences…..Ca, c’est pour titiller la jalousie de notre belle Juliana qui compare sa « rivale » à un grain de raisin….Cela dit, notre belle brune n’est pas en reste, car il ne faut pas oublier que son frère aîné, Gabriel, cherche lui aussi à lui trouver un bon parti…Il a bien vu que la jeune femme était attirée par le Duc de Leighton (que Gabriel ne supporte pas vu leurs antagonismes….), et du coup, Callie, notre héroïne du premier tome, propose son frère Benedick comme potentiel prétendant….Comme ça, les deux frères seraient mariés avec les deux sœurs ! Alors, c’est sûr, le frère de Callie est  hyper charmant et constitue un bon parti mais voilà, Simon n’est pas prêt à laisser partir Juliana et dans son égoïsme purement masculin, s’il ne peut pas l’avoir, aucun autre homme ne l’aura…..Je vous le dis, ce tome est hyper passionné ! (et passionnant !). 

«-Lady Pénélope Marbury. Ralston poussa un long sifflement. 
-Fille de marquis. Réputation impeccable. Une lignée qui remonte à plusieurs générations. L’union la plus parfaite qu’on puisse rêver. Et fortunée, par-dessus le marché. C’est un excellent choix. Simon avait pensé à tout cela, bien sûr, toutefois, l’entendre de la bouche de Ralston le hérissa. 
-Je n’apprécie pas que vous parliez des mérites de ma future duchesse comme s’il s’agissait d’un cheval de prix. 
-Désolé, j’avais l’impression que vous aviez sélectionné votre future duchesse comme s’il s’agissait d’un cheval de prix, justement. Cette conversation mettait Simon mal à l’aise. C’était vrai. Il n’épousait lady Pénélope que pour ses origines irréprochables. 
-Après tout, ce n’est pas comme si les gens s’attendaient que le grand-duc de Leighton fasse un mariage d’amour ».

6#-La grande famille St John : Nous avons la chance de recroiser très fréquemment les héros des précédents tomes dans L’amour en 11 scandales. Je trouve qu’il est important de le souligner car on ne compte plus les sagas où, lorsque les héros d’un tome ont eu leur romance, ils disparaissent complètement du paysage….Dans la Famille St John, que nenni ! L’auteure américaine Sarah MacLean nous fait le plaisir de faire intervenir constamment ses anciens personnages notamment Gabriel et Callie (il faut dire que Juliana habite dans leur domaine….)  mais ce n’est pas tout ! La sœur et le frère de Callie, Marianna et Benedick reviennent en force également alors qu’ils ne sont que des personnages secondaires (mais finalement importants car n’oublions pas que Benedick est un peu à l’origine des défis que s’était lancée Callie dans le 1er tome de la saga…). Quant à Nicholas St John, vu qu’il a accepté d’héberger la petite sœur de Simon au Yorshire, à la Minerva House de son épouse Isabel, on se doute que l'on va les revoir puisque Georgiana est sur le point d’accoucher et de faire du Duc de Leighton l’oncle d’une petite batarde née de père inconnu (hin hin hin….rire de sorcière quand j’écris….Vu que notre Simon déteste le scandale, il va être servi avec sa petite sœur de 17 ans qui devient fille-mère ! Bien fait pour lui ! Ca va te décoincer un peu mon gars !)…..Bref, nous sommes presque dans « Les feux de l’amour » dans cette saga avec des personnages qui ont tous un lien entre eux, qui se croisent et se recroisent et surtout, qui interagissent ensemble depuis le 1er tome…..Du coup,  il vaut mieux lire les tomes dans l’ordre chronologique, c’est un conseil que je vous donne !

Attention zone spoilers ! Cliquez sur le mulot et passez le texte en surbrillance !
7#-Le retour de la mère indigne : Ouh la ! je ne m’y attendais pas du tout ! Remarquez, nos héros non plus ! L’auteure a eu raison de faire revenir la femme qui est à l’origine de cette fratrie et qui a forgé leurs personnalités par son abandon et son ignoble égoïsme (comment peut-on abandonner ses enfants ! Et deux fois en 10 ans, purée !!!!!!!). Le retour de Louisa St John va évidemment ébranler toute la maisonnée et tout particulièrement Juliana qui vit malgré elle dans l’ombre de la réputation sulfureuse de sa mère. Après, je me dis que ce retour inopiné a peut-être aussi contribué à rapprocher Simon et Juliana car notre beau Duc – même si c’est un connard en apparence – ne peut pas rester longtemps insensible au désarroi de sa belle……

«-Est-ce que vous regrettez ? lâcha-t-elle. Sa mère ne feignit pas de ne pas comprendre.
-Dans l’ensemble, non. Je ne regrette pas d’avoir été marquise, ou femme d’un marchand de vin. Bien que ton père ait été moins riche qu’il ne me l’avait fait croire. Les choses n’étaient pas toujours faciles… 
-Je vous rassure, elles ne sont pas devenues plus faciles quand vous nous avez abandonnés. 
-Abandonnés ? Tu dramatises. 
-Quel mot préférez-vous employer ? 
-Juliana… c’était ma vie. Je voulais vivre. Tu peux le comprendre, ma chérie. Tu es ainsi, toi aussi, c’est évident. 
-Que voulez-vous dire ? 
-Que l’on apprend beaucoup de choses quand on est enfermée dans une maison avec pour seule distraction des journaux mondains vieux de six mois. Tu es aussi scandaleuse que moi. Tous ces rendez-vous dans des jardins, chutes dans la Serpentine, décors de légumes qui s’écroulent… Dieu que cela devait être drôle ! s’exclama Louisa avec un rire haut perché ».

8#-Tout est bien qui finit bien ! On sent quand c’est une fin de saga quand l’auteur conclue avec des bonheurs à la « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »….Et là, ça n’a pas loupé ! Nous apprenons que chacune des trois héroïnes devient mère (ou est enceinte) à la fin du livre. Une nouvelle génération de St John débarque ! Et avec les parents qu’ils ont, ça va péter du feu dans les fêtes de famille !....Un seul petit bémol, néanmoins, c’est que Sarah MacLean n’a rien évoqué à propos du couple entraperçu dans le 2ème tome Lara et Rock….J’aurai bien aimé avoir de leurs nouvelles, pourquoi pas l’annonce aussi d’une naissance ?.....Après, c’est sûr que je ne cracherais pas sur un Hors-série qui leur serait consacré à tous les deux….Peut-être que l’auteure nous fera un jour ce cadeau ? Pourquoi pas ?

« Le scandale allait durer. On en parlerait à mi-voix dans les salles de bal, dans Bond Street, dans les couloirs du Parlement. Des années plus tard, Juliana et Simon raconteraient à leurs petits-enfants l’histoire du duc de Leighton terrassé par l’amour ».

« -Nous avons un neveu. Le futur marquis de Ralston. Juliana ouvrit des yeux comme des soucoupes, et lui prit la lettre des mains. 
-Un garçon ! Il s’appelle Henry ! Cela fait trois ! Elizabeth, la fille de Nick, était née deux semaines plus tôt et partageait la nursery avec Caroline. Simon étreignit sa femme. 
-Et à l’automne, nous ajouterons un quatrième à la petite bande. Juliana éprouva une joie immense en songeant à cette famille qui allait s’épanouissant – une famille merveilleuse qu’elle n’aurait jamais osé imaginer. 
-Tu es bien conscient qu’ils vont nous créer un tas de soucis ? Plongeant son magnifique regard d’ambre dans le sien, il répliqua avec un grand sourire : 
-Les plus beaux soucis du monde ».

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
La redondance des scènes sensuelles : En effet, après avoir lu les trois tomes de cette saga, force est de constater que l’auteure ne s’est pas trop foulée pour les jeux amoureux entre nos trois couples respectifs. Déjà, à chaque fois, les héroïnes se retrouvent en pantalon masculin (ce qui à cette époque ne se faisait pas et du coup, ça émoustille quand même beaucoup ces messieurs…), nous retrouvons aussi le corsage de ces dames très facilement « abaissé » et bizarre, il n’y a pas de corset pour cacher la poitrine de nos belles demoiselles….Demoiselles qui sont toutes les trois vierges (contrairement aux trois héros…Bon, ces messieurs sont nobles et ont dans les 35 ans donc, ça s'explique facilement…) et du coup, et bah, ça fait mal la première fois quand mesdemoiselles se font dépuceler et à chaque fois, comme de bons seigneurs, les messieurs disent "ne t’inquiète pas, ça fait mal la première fois, mais après, ça ira…"….Je ne parle pas des « flirts très poussés » qui ont lieu dans chacun des tomes avec – pour ne pas perdre leur honneur dès la première étreinte – les femmes ne se font pas pénétrer mais ont droit à toujours la même chose (que je vous laisse découvrir dans les livres)….Du coup, j'ai un peu de mal avec cette histoire d'honneur car en fait, je trouve plus scandaleux ce qu'ils font quand les trois jeunes femmes se retrouvent à nue la première fois face à leurs amants respectifs....Bref, j’ai préféré grandement aux scènes de sexe les scènes de tension sexuelle où les personnages se mettaient la pression avec beaucoup de passion et essayer de retenir leurs "bas instincts, ces coquins et ces coquines ! Quel plaisir que ces baisers volés, ces « je t’aime, mais je te hais aussi, je ne dois pas t’aimer », ce sont vraiment ces scènes passionnelles qui m’ont plu ! Pour les scènes de sexe à proprement parler, une fois que vous avez lu ce qui se passe entre Callie et Gabriel dans le tome 1, vous pouvez considérer que ce n’est pas la peine de lire celles des deux autres tomes car cela va être pratiquement du copier-coller !

Pour conclure, c’est avec délice que j’achève ce 3ème tome qui est un coup de cœur pour moi et qui termine merveilleusement bien cette saga de romance historique de La famille St John. Alors ok, pour être vraiment précis, Juliana n’est pas une vraie St John puisque son lien de parenté avec ses demi-frères lui vient de leur mère….Néanmoins, il est vrai que Gabriel et Nicholas ont vraiment accepté dès le début l’irruption de cette jeune demi-sœur italienne et c’est tout à leur honneur ! L’intervention de Callie et de sa sœur Marianna - qui sont très rapidement devenues amies avec Juliana - a fait beaucoup pour que notre jolie brune se sente acceptée dans sa nouvelle famille….Bon après, pour ce qui est du cercle très fermé et très sélecte de l’aristocratie anglaise, on peut dire que Juliana a passé des moments pas forcément très agréables mais c’est justement l’attrait de ce tome qui est de voir comment une jeune femme qui a grandi en Italie auprès de son père marchand de vin va réussir à clouer le bec à toutes les snobinardes qui médisent sur elle constamment….Et n’oublions pas Simon, notre très beau Duc de Leighton….Un superbe connard ultra snob qui méprise tous ceux qui ne sont pas de son rang….Et le problème c’est qu’il a eu un coup de foudre pour la belle italienne….Coup de foudre qu’il tente de dissimuler sous une hostilité et un mépris total envers la jeune femme….Si vous aimez les histoires d’amour où les héros se détestent mais s’attirent constamment, vous allez être servis dans L’amour en 11 scandales ! Les scènes rocambolesques et scandaleuses s’enchaînent sans cesse, c’est un pur régal ! Je vous recommande totalement la saga La famille St John surtout ce 3ème tome ! 


Ma note : 18/20

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