samedi 22 août 2015

FETCH -Tome 1 : Inhuman

Kat Falls
Les éditions Milan (2015)
Sortie originale - 2013
444 pages

Synopsis :
Un virus destructeur a transformé une partie de la population en animaux et contraint à séparer les Etats-Unis en deux zones. Lane vit à l'ouest, dans la zone saine, et se voit confier une mission : passer dans la zone contaminée pour rapporter une photo et ainsi sauver son père. Lors de son périple, elle trouve des alliés et le moyen de combattre le virus...

VIRUS FERAE NATURAE "C'était clairement un nom adapté pour le virus qui avait provoqué la mort de quarante pour cent de la population des Etats-Unis. Mais certains affirmaient que l'expression désignait aussi la réaction de ceux qui étaient encore indemnes. Dès qu'ils étaient confrontés à la réalité du virus, ils adoptaient un comportement de nature sauvage".

Si vous aimez les histoires qui ont pour héroïne une jeune fille punchie, qui prend son destin en main, entourée de deux charmants garçons autant différents qu'ils sont complémentaires, tout cela dans un univers post-apocalyptique...Ce livre est pour vous !




Et voici quelques citations tirées du livre, pour la route !

"Maintenant que je sais qui tu es, je me suis retiré du triangle. -Quel triangle ? -Arrête ! Une fille, deux mecs - A ton avis ? Oh, il est si intelligent et si fort, s'est-il exclamé avec une voix de fausset, en posant les deux mains contre une de ses joues. Oui, mais l'autre est si sexy ! Oh là là....J'ai croisé les bras. -Et tu penses être lequel des deux ? -T'as raison, je pourrais être l'un ou l'autre ! Ce que je dis, c'est que tu peux craquer pour le gros coincé autant que tu veux. Ca ne me concerne pas !".

"Je ne m'étais jamais autant approchée du sommet du mur de Titan et j'ai frissonné en le découvrant, gigantesque. Anna m'a suivie à contrecoeur près du rebord. Le mur de la Réparation, la Limite de la quarantaine, le Fléau....Tous les surnoms du Mur, même les plus péjoratifs, étaient prononcés avec un mélange d'effroi et de fascination. Car le Titan n'était pas un mur comme les autres. Avec ses deux cents mètres de haut, il dominait le centre-ville de Davenport et s'étirait à l'infini, de part et d'autre. Les gardes postés sur ses remparts braquaient en permanence leurs fusils et leurs puissantes jumelles vers l'Est, la moitié de l'Amérique qui n'existait plus pour nous et que l'on appelait la Zone sauvage".

"Voilà ce qui me motivait : la perspective d'apercevoir, enfin, grâce à l'hélicoptère télécommandé de Cameron, ce qui se cachait de l'autre côté du Mur. Depuis son édification dix-huit ans plus tôt, cette partie du pays était devenue pour nous aussi mystérieuse que l'avait été l'Afrique au XIXème siècle pour le reste du monde. La Zone sauvage était notre continent inconnu".

"Pour nos parents, ces disques lumineux étaient plus que de simples téléphones. Nos connecteurs leur servaient de caméras espions. Il leur suffisait d'appuyer sur un bouton pour voir aussitôt ce qu'on faisait, et avec qui, même si on ne répondait pas".

"Juste après la mort de ma mère, quand j'avais à peu près huit ans, mon père s'était mis à me raconter des histoires qui parlaient d'une courageuse petite fille et de ses aventures dans la Zone sauvage. Ma mère, elle, me chantait des chansons. C'était la manière qu'il avait trouvé pour combler le vide".

"Tu as entendu dire, j'en suis sûre, que le virus ferae n'est plus aussi mortel qu'à son apparition il y a dix neuf ans. J'ai hoché la tête, même si je n'avais pas l'intention de le vérifier. -Donc tu sais sans doute aussi que maintenant, au lieu de mourir, les personnes contaminées se transforment et mutent. Une sensation glacée m'a parcouru l'échine. -Je sais que ce sont des mensonges. -Et bien, non, pas du tout. Alors, je te conseille d'être prudente !"

"D'après ma prof de biologie de seconde, on ne pouvait pas attraper le ferae sur un cadavre, même si la personne était morte de l'épidémie. N'empêche, j'ai aspergé de gel mes mains tremblantes. Ce virus ressemblait à la rage, il se transmettait par morsure d'un mammifère contaminé...être humain compris. C'est pour cette raison que les gens disaient qu'on ne pourrait jamais reconquérir l'Est - il y aurait toujours des animaux porteurs de la maladie et il n'existait ni vaccin ni traitement contre le ferae". 

"Le virus ferae agit en trois phrases. Au cours de la première, le malade présente une forte fièvre, qui se déclare dans un délai d'une à dix heures après la contamination. Quand le virus est installé, la fièvre disparaît et le malade récupère ses facultés. Mais ensuite, le virus commence à s'emparer peu à peu de l'organisme, qui va manifester les premiers symptômes physiques de l'infection. Le médecin m'a montré le dossier contenant les photos : -Surviennent alors les difformités anatomiques. Cette deuxième phase peut durer de quelques semaines à plusieurs années. Tout dépend de l'état de santé du patient, de son patrimoine génétique, de la possibilité d'être traité aux antirétroviraux....De nombreux facteurs, a-t-il soupiré en se frottant les yeux. La troisième et dernière phase, c'est la démence. Le virus envahit le cerveau au point que le malade développe des comportements bestiaux et devient extrêmement agressif. -Quelle horreur ! Et moi qui avais trouvé les photos épouvantables. Je les associais à présent à des images et à des sons terrifiants -Incubation, mutation et psychose : voilà les trois étapes, a résumé le docteur Solis en se levant pour se diriger d'un pas chancelant vers ses étagères. On comparait autrefois le ferae à la rage. Aujourd'hui, on sait que le modèle de développement du virus s'apparente plus à celui de la syphilis, dont la phase symptomatique peut durer plusieurs décennies, avant que la démence s'installe pour de bon".

"-Comment se fait-il que personne n'ait remarqué que des humains mutaient avant la construction du Mur ? -Les premiers cas ne sont apparus que quelques années après la fin du Mur. Dans un premier temps, quand on attrapait le ferae, on devenait fou et on mourait en quelques jours. Mais aujourd'hui, la souche non mortelle est de plus en plus répandue parce que, quand le porteur du virus survit à la fièvre, il continue de contaminer d'autres personnes".

"Elle a peur qu'on se batte à cause d'elle ! J'ai repoussé les pieds de Rafe. -Certainement pas. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Pitié ! Qu'Everson n'aille pas imaginer une chose pareille ! En jetant un coup d'oeil dans sa direction, j'ai vu qu'il souriait. Un sourire large et imposant, à sa mesure".

"Elle a peur qu'on se batte à cause d'elle ! J'ai repoussé les pieds de Rafe. -Certainement pas. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Pitié ! Qu'Everson n'aille pas imaginer une chose pareille ! En jetant un coup d'oeil dans sa direction, j'ai vu qu'il souriait. Un sourire large et imposant, à sa mesure".

"J'ai descendu la colline avec Everson. On est allés au bord de l'eau, où il s'est lavé les mains. Pour les vêtements, c'était un autre problème. -Enlève-les, ai-je suggéré. Rafe, qui nous avait rejoints, s'est aussitôt exclamé : -J'aurais parié que tu n'attendais que ça ! Everson lui a lancé son étui avec le revolver. -La ferme ! Il a ôté son T-shirt et exposé ses abdominaux, tout simplement parfaits. J'ai avalé ma salive pour m'assurer de parler d'une voix normale".

"Sur la photo, la PDG de l'entreprise paraissait anéantie. La légende, tout aussi accablante, indiquait : la mère de l'épidémie. Une appellation glaçante...Et sarcastique, puisque Ilsa Prejean était manifestement enceinte sur la photo ! Difficile d'imaginer qu'à une époque, elle avait été aussi aimée que Walt Disney. Mon père m'avait dit que les parcs à thèmes Titan étaient incroyables".

"J'aimerais bien savoir comment Chicago s'est retrouvé avec un roi, a-t-il rétorqué. -Je peux te le dire, moi, a affirmé Rafe. C'était un soldat, le responsable du camp. Quand tout le monde a déguerpi à l'Ouest, il possédait des hommes, des armes, et il avait le pouvoir absolu. Au bout de dix ou quinze ans, comme il n'avait toujours pas de nouvelles de l'Ouest, il s'est accordé une petite promotion".  

"Tu sais pourquoi Isla Prejean avait embauché des scientifiques pour essayer de créer des animaux imaginaires ? Parce qu'elle voulait un minotaure pour ses labyrinthes !"

POINT NEGATIF : Une histoire un peu trop americano-américaine à mon goût ! On ne parle pas du tout du reste du monde !!!! Je sais que les américains se croient le centre du monde mais dans ce livre, ça fait un peu trop "too much"....On verra si l'auteure parlera des autres pays ou non dans son prochain tome mais dans la mesure où le virus est censé avoir seulement touché une partie des Etats-Unis (ils sont chanceux les canadiens juste au dessus, du coup !....Bref, ce côté non crédible est le seul vrai point négatif que je pourrais apporter à ce livre ! Néanmoins, si on reste accès sur le scénario de survie de Lane et de ses amis, il n'y a rien à dire, c'est complètement addictif !!!

Ma note : 17,50/20


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