mercredi 5 novembre 2014

LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE - Tome 1 : Guerre

Larissa IONE
Editions Bragelonne (2013)
Sortie originale 2011
358 pages

Synopsis :
La fin des temps approche. Les cavaliers de l’Apocalypse devront choisir de préserver leur humanité et combattre aux côtés du Bien ou au contraire embrasser leur destinée et déchaîner l’enfer sur Terre. Quand Ares rencontre Cara Thornhart, il sait immédiatement que la jeune femme détient la clé de sa rédemption. Consumé par le désir et privé de tous ses pouvoirs lorsqu’il est près d’elle, Ares devra trouver le moyen de protéger cette fragile humaine du monde redoutable dans lequel il l’a entraînée ou se voir privé de tout ce qui lui est cher.

Larissa Ione est principalement connue pour sa saga « DEMONICA » que je n’ai pas encore lue, bien qu’elle soit dans ma PAL. En voyant certains commentaires sur la blogosphère, je me suis lancée dans ce spin-off « les cavaliers de l’apocalypse » puisque sa lecture ne gênait en rien le fait de ne pas avoir lu la saga phare de l’auteure américaine. 

Pourquoi ne pas avoir lu en premier DEMONICA, me direz-vous ? Et bien en fait, en lisant le synopsis de ce 1er tome, j’ai été attirée par l’histoire et par la mythologie qui entoure les Cavaliers de l’Apocalypse (qui sont respectivement Guerre, Pestilence, Famine et Mort). Mes cours de catéchisme sont très loin derrière moi et honnêtement, la dernière fois dont j’ai entendu parler de ces fameux Cavaliers de l’Apocalypse, c’est dans l'épisode 4 de la saison 6 de la série DEXTER ! (Dexter, tu me manques ! Heureusement que j'ai encore mes petits zombies de The Walking dead pour passer l'automne...). Et puis, il ne faut pas se le cacher, la couverture des Editions Bragelonne du livre est vraiment sublime (pour moi, en tout cas !) et elle m'a attirée l'oeil tout de suite !


Néanmoins, ce livre n’est pas un coup de cœur pour moi, bien que j’en ai énormément apprécié la lecture. La raison en est qu'on n'a aucune surprise quant au déroulement de l'histoire : on retombe évidemment à chaque fois dans le même schéma de ce genre de littérature avec un héros surnaturel qui séduit une humaine, c'est vu et archi vu ! (même si je ne m'en lasserais jamais !).

Dans le cas présent, nous avons donc Ares, le cavalier de l’Apocalypse qui deviendra GUERRE s’il bascule du « côté obscure de la force ». Notre beau guerrier a évidemment tous les archétypes du héros hyper sexy, musclé, viril, indestructible et surtout fermé à l’amour qu’il estime plutôt être une faiblesse pour un combattant tel que lui. 

Notre cher Ares a 5000 ans au compteur et s’il a vécu ses 28 premières années en pensant qu’il était un humain et en ayant eu une épouse et des enfants, il a perdu tout cela depuis bien longtemps et maintenant, sa principale préoccupation c’est de pouvoir contrer les desseins de son frère Reseph, devenu depuis peu de temps PESTILENCE lorsque que son sceau qui le maintenait du côté des bons a été brisé et a réveillé la partie démoniaque de son être....

Le problème c'est que si les quatre Cavaliers de l'Apocalypse basculent du côté infernal, cela provoquera l'apocalypse sur Terre, avec les guerres, les maladies, la famine et enfin la mort pour l'humanité toute entière.....Ce que ne veulent évidemment pas Ares, Thanatos (aka Mort), son autre frère, et Limos (aka Famine), sa soeur....Reseph (aka Pestilence) a déjà basculé et commence à provoquer des épidémies un peu partout sur le globe tout en essayant de corrompre de force ses deux frères et sa soeur pour qu'ils le rejoignent.....

Le moins que l’on puisse dire avec cette saga sur les cavaliers de l’Apocalypse (pour le moment, un tome par cavalier, en attendant le développement d’autres personnages annexes ?....) c’est que s’y trouvent tous les ingrédients pour en faire une lecture plaisante et distrayante. 

Les pages défilent sans problème, sans ennui. On a envie de lire la suite à chaque chapitre, à chaque rebondissement, il n’y a pas à dire ! De plus, l’histoire ne se cantonne pas seulement aux Etats-Unis mais nous avons le plaisir de voyager un peu partout sur la Terre, notamment en Grèce, où Ares a élu domicile (plus exactement sur une petite île paradisiaque en Grèce…).

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
-L’histoire d’amour qui grandit crescendo : Allez, je ne vous cache pas que c’est vraiment le genre d’histoire qui me plait avec deux personnages qui sont au début « ennemis » ou en tout cas pas vraiment faits pour s’entendre ou s’allier et finalement, c’est le grand bouleversement et ils sont obligés de cohabiter ensemble pour ensuite ne plus avoir envie de se quitter….Ares n’a jamais caché ses besoins sexuels mais ils étaient plus un défouloir (« c’est pour l’hygiène » comme dirait l’autre) puisque ses plus grandes satisfactions se font sur les champs de batailles - en tant que GUERRE, il toujours été présent sur les lieux de batailles et y a toujours pris un énorme pied ! - ("c'est dans ma nature", comme dirait le scorpion*...). J’ai aimé la manière dont il a d’abord désiré Cara physiquement puis s'est attachée à elle, une simple humaine, mais justement, cela faisait des millénaires qu’il n’avait pas été en contact si direct avec une humaine puisqu’il allait frayer avec les démones et autres femelles surnaturelles. Cara lui rappelle sa propre existence d’humain, qu’il était jusqu’à ses 28 ans, 5000 ans plus tôt avant de découvrir sa vraie nature mi-ange mi-démon (sa mère est la démone succube Lilith et son père un ange).

-La richesse de l’histoire qui va de péripéties en coup d’éclats pour un final en happy end (pour nos deux amants, en tout cas) : Evidemment, même si Cara est annoncée comme condamnée à mourir à cause des événements qui l’entraînent dans l’univers démoniaque et paranormal d’Ares, on se doute bien qu’elle ne cassera pas sa pipe à la fin du livre (comme dans tous les livres BIT-LIT !)…. Après, hé hé ! c’est le challenge de l’auteure de nous trouver une histoire pas trop tirée par les cheveux pour que la jeune femme réussisse à survivre et à vivre auprès de son beau guerrier…..Je dois dire que Larissa Ione s’est très bien débrouillée à ce niveau là ! Je n’avais pas vu venir la solution qu’elle a trouvé pour que Cara survive et finalement, c’est plutôt cohérent, notamment par rapport à sa nature profonde et ses dons qui avaient été décrits dès le début du livre.

-Thanatos, le frère d’Ares : Aaargh ! Lui, j'ai vraiment hâte de lire le tome qui lui est consacré ! Autant Ares est le héros standard de ce genre de littérature, autant Thanatos semble plus complexe.....

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
-La multitude de personnages : OK, c’est ma faute, je n’ai pas lu la saga DEMONICA avant de lire ce spin-off, cela m’aurait sans doute servie pour les personnages secondaires qui apparaissent dans le livre et qui ont eu leurs propres aventures dans la saga phare (toujours ça de moins à découvrir et a essayer de se rentrer dans la tête) ! Néanmoins, malgré le très grand nombre de personnages, avec des noms plus ou moins difficiles à mémoriser (l’auteure n’a pas fait simple pour les noms, encore moins concernant les différentes races de démons !), la lecture reste fluide. 
Je mets ce bémol concernant le nombre de personnages pour avoir un truc négatif à dire ce sur ce roman mais en réalité, ce n’est pas si difficile que ça de passer outre et de rentrer totalement dans l’histoire tellement l’écriture de Larissa Ione est claire et facile à suivre (un peu comme un film qui défile dans notre tête….Pour les scènes sensuelles, c’est sympa, pour les scènes de torture et de batailles un peu moins…).

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce 1er tome des Cavaliers de l’Apocalypse consacré à Ares (GUERRE) et la jolie humaine, Cara. Il me tarde de lire celui qui concerne Thanatos, (MORT) le frère d’Ares (ce sera dans le 3ème tome) car il m’a beaucoup interpellée. Mais avant ça, je dois lire le 2ème tome qui concerne Limos, (FAMINE), la seule fille de la fratrie, si je ne veux pas perdre le fil de l'histoire !



Voici la couverture originale (kindle) :




Ma note : 17/20

Si vous aimez ce livre, vous aimerez peut-être aussi :

  



* Point culture :
Explication de l'expression "c'est dans ma nature" comme dirait le scorpion :

Fable du scorpion et  de la grenouille
    Un scorpion et une grenouille se rencontre sur la rive d'une rivière. Le scorpion se tient à distance respectable et s'adresse à la grenouille. 

    Scorpion : J'aurais un service à vous demander madame la grenouille. 
    Grenouille : Allez y ça pourrait peut être m'intéresser. 
    Scorpion : Voilà, je dois absolument traverser la rivière car j'ai un rendez-vous important de l'autre coté de la rive et je suis déjà en retard. Donc je me demandais si vous pourriez me prendre sur votre dos pour me faire traverser la rivière, car vous savez que nous les scorpions nous ne savons pas nager. 
    Grenouille : Mais voyons monsieur le scorpion - tout le monde sait bien que la piqûre de votre dard est mortelle et que si je vous prends sur mon dos je risque la mort. 
    Scorpion : Mais voyons madame la grenouille un tel raisonnement n'est pas digne de votre intelligence - si je vous pique je vais moi aussi couler avec vous au fond de la rivière et au risque de me répéter nous les scorpions nous ne savons pas nager. 
    La grenouille se laisse convaincre et prend le scorpion sur son dos et nage vers l'autre rive de la rivière. 
    Rendu au milieu entre les deux rives la grenouille sent le dard du scorpion s'enfoncer dans son dos. 
    Avant de couler elle s'adresse au scorpion 

    Grenouille : Mais pourquoi scorpion m'as tu piqué - ton incapacité à nager vas te condamner à une mort certaine. 
    Scorpion : Tu m'excuseras grenouille mais c'est dans ma nature !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire